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En 2012, construisons ensemble l’eau bien commun!

La soirée des victoires du bien commun a été à la hauteur de nos espérances !
(VOIR CI-DESSOUS TOUTES LES ACTIONS PRIMÉES)

Un moment fort et chaleureux, qui a permis de savourer ensemble les
avancées réalisées ces derniers temps, en Île-de-France comme dans le monde.
Il est important de mesurer le chemin parcouru en quelques années et le
changement dans les têtes mais aussi, et déjà, dans les faits.

Cela donne courage et confiance pour aborder les défis qui nous attendent : la
reconquête de la gestion publique en Île-de-France, l’arrêt de la pollution
et du mésusage de l’eau, la démocratisation de la gestion…
Merci à toutes et à tous, nous restons en contact .

Prochain grand rendez-vous : le Forum alternatif mondial de l’Eau, à Marseille en mars prochain !

L’équipe de la coordination Eau Ile-de-France vous donne rdv dès janvier, avec la publication des résultats des Assises.
Bonnes fêtes à tous, et à bientôt !

PHOTO: Vladimir Cruells, plasticien: il a crée les victoires du bien commun, sous forme de 8 pièces d’art uniques.   Il est entouré par Jean-Claude Oliva et Stefania Molinari, Coordination eau Ile-de-France.–

Action récompensée :

Remunicipalisation de l’eau à Paris depuis le 1er janvier
Victoire remise à :
Anne Le Strat, présidente d’Eau de Paris, Adjointe au Maire de Paris, chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux

Par Jean-Claude Oliva, président de la Coordination EAU Île-de-France

Action récompensée :

Droit à l’eau comme bien commun inaliénable dans la nouvelle constitution de l’Equateur en 2007

Victoire remise à :

Carlos Jativa, ambassadeur d’Equateur en France
Par Franck Pupunat, porte-parole d’Utopia

Action récompensée :

Mouvement citoyen contre les gaz et pétrole de schiste


Victoire remise à :

Christine Arfeuillères pour les les Collectifs NON aux gaz et pétrole de schiste Ile-de-France et Seine et Marne

Par Martine Le Bec, rédactrice en chef du magazine H2O.net

Action récompensée :

Festival de l’Oh ! pour son dixième anniversaire en 2011

Victoire remise à :

Son directeur, Olivier Meïer

Par Françoise Gigleux de l’association « l’eau est le pont ».

Action récompensée :

Référendum victorieux contre la privatisation de l’eau en juin 2011 avec une mention spéciale à la ville de Naples pour ses décisions en faveur d’une gestion publique en octobre 2011.

Victoire remise à :

Michaella Bracciaferri du comité italien à Paris et Alberto Lucarelli, maire-adjoint aux biens communs communs et démocratie participative de Naples.

Par Jacques Perreux, conseiller général du Val de Marne, conseiller régional IDF.

Action récompensée :

Création de la régie des Eaux des Lacs de l’Essonne en 2010.

Victoire remise à :

Bernard Maurin, vice-pdt régie des eaux des lacs de l’Essonne, au titre des usagers.

Par Michel Partage, président association nationale EAU

Action récompensée :

Présentation de résolution sur le droit à l’eau à l’A.G. de l’ONU le 28 juillet 2010 par la Bolivie.

Victoire remise à :

Tupac Soriano Pérez, Chargé d’ Affaires, AMBASSADE DE L’ETAT PLURINATIONAL DE BOLIVIE EN France

Par Achille du Genestoux, de la Fondation France Libertés.

Action récompensée :

Combat pour le retour à gestion publique de la CAMY qui a permis de gagner une baisse importante des tarifs pour tous.

Victoire remise à :

Maurice Martin, pdt AREP-CAMY

Par Marc Laimé, journaliste.

Coordination eau Ile-de-France
tel 09. 82.31.73.84

VENDREDI 9 DECEMBRE, RETENEZ VOTRE SOIREE !

Après l’échec du tout-privé, la nouvelle donne de l’eau bien commun!

Il y a dix ans à peine, dans le Monde du 26 octobre 2001, sous le titre « de
l’eau pour tous, vite ! » Gérard Mestrallet, alors PDG d’Ondeo-SUEZ, livrait
un impudent plaidoyer en faveur des partenariats publics privés, pour
résoudre la question de l’accès à l’eau dans le monde ; il multipliait les «
bons » exemples, de Buenos Aires en Argentine à La Paz en Bolivie, en
passant par Atlanta aux USA, Manille aux Philippines, Casablanca au Maroc :
patatras, autant de contrats perdus depuis par SUEZ ou fortement contestés
et en sursis ! De l’eau a coulé sous les ponts en dix ans. Un boulevard
s’ouvre maintenant pour une gestion publique, démocratique et écologique de
l’eau. Que l’on songe à la reconnaissance de l’accès à l’eau comme un droit
humain fondamental par l’ONU, à la remunicipalisation de l’eau à Paris ou
encore au référendum victorieux contre les privatisations en Italie, nous
sommes entrés dans une nouvelle période : le temps des victoires pour l’eau
bien commun.

Ce sont ces victoires (et bien d’autres) ainsi que leurs acteurs que nous
voulons célébrer le vendredi 9 décembre à Paris, en ouverture des Assises
régionales des associations pour l’eau. C’est le sens de cette soirée
festive avec le musicien Fantazio

Sept victoires seront décernées, sous la forme d’oeuvres d’art réalisées par
le plasticien Vladimir Cruells

Ces victoires seront remises par des personnalités emblématiques des combats
pour l’eau dans notre région ou au plan national et international: Michel
Partage
, président de l’association nationale EAU, Jacques Perreux, conseiller
régional et conseiller général, Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation
France Libertés, Franck Pupunat, porte-parole du mouvement Utopia, Jean-Luc
Touly
, conseiller régional …

En présence de:

Hélène Gassin, vice-présidente de la région Île-de-France, en charge de
l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie, Anne Le Strat, présidente
du Comité de bassin Seine-Normandie et d’Eau de Paris, maire-adjointe, Marc Laimé, journaliste, Maurice Martin, président de l’AREP-CAMY, Bernard Maurin, vice-président de la régie de l’eau des Lacs de l’Essonne, Olivier Meïer, directeur du
festival de l’Oh!, Jean-Claude Oliva, président de la Coordination EAU
Île-de-France…

Déroulement de la soirée
Accueil du public à partir de 19h
Début de la soirée à 20h
Alternance de remise de prix et de musique
Buffet, boissons.

Accès
Pavillon de l’eau
77 avenue de Versailles à Paris
*Stationnement : Maison de la radio
* Métro : Ligne 10 – Stations Mirabeau, Javel, Eglise d’Auteuil
* RER : Ligne C – Station Javel
* Accès en bus : Lignes 22, 62 ou 72 – Arrêt Mirabeau
* Station Vélib’ Pont Mirabeau

Danielle Mitterrand, porteuse d’avenir!

La Coordination Eau Île-de-France salue avec émotion la mémoire de Danielle Mitterrand.
Avec la Fondation France Libertés, Danielle Mitterrand a constaté très tôt que les droits humains et la défense des communautés partout dans le monde étaient liés au combat pour  l’eau et a orienté son action en conséquence. Elle a grandement contribué à la diffusion des idées du Manifeste de l’eau et en particulier d’un Contrat Mondial de l’Eau. Apportant ainsi une contribution importante au mouvement alter-mondialiste naissant. Quelle audace quand on y songe ! Un engagement qu’elle a poursuivi jusqu’au bout, soutenant l’initiative d’un Forum Alternatif Mondial de l’Eau à Marseille en mars 2012. Honorant de sa présence, la semaine dernière encore, notre conférence sur les perspectives du droit à l’eau …
Et d’une façon concrète, elle a apporté son soutien aux luttes comme aux projets sur le terrain. Résistante par les discours et par les actes. Revendiquant la politique, les idées et la part d’utopie nécessaire pour changer le monde !
Que de chemin parcouru en quelques années, comme elle expliquait elle-même, des réunions confidentielles à des idées devenues majoritaires dans notre pays et dans le monde! Avec la reconnaissance du droit à l’eau et à l’assainissement par l’ONU, la re-municipalisation de l’eau à Paris ou encore le référendum victorieux contre les lois de privatisation de l’eau en Italie, ces derniers mois marquent une nette inversion de tendance par rapport à la marche triomphante de la marchandisation au cours des deux décennies précédentes. Nous sommes tristes de la disparition de Danielle Mitterrand au moment où son engagement commence à porter ses fruits. Mais nous abordons avec la confiance et le courage qu’elle nous a insufflés, la nouvelle période qui s’ouvre pour l’eau bien commun. Nous continuerons son combat !

Des Assises régionales au Forum alternatif mondial de l’eau (FAME2012)

Les Assises et leur préparation sont l’occasion de mettre en débat de nombreuses questions.
Par exemple, quelles leçons tirons-nous des luttes engagées pour le retour à une gestion publique de l’eau ? Les situations sont diverses.

L’association des usagers de l’agglomération de Mantes en Yvelines (AREP-CAMY) a marqué des points et contraint l’agglomération à des négociations plus serrées avec VEOLIA, avec pour résultat une baisse des tarifs et un contrat moins avantageux pour l’entreprise. A Est Ensemble, la volonté d’une gestion publique s’est exprimée si fort qu’il ne se trouve plus personne pour défendre la gestion confiée au privé, mais une majorité d’élus s’est quand même prononcée pour le retour dans le giron du SEDIF/VEOLIA.

Dans tous les cas, il s’agit de ne pas en rester là. Comment faire pour aller plus loin et gagner le retour au public ? Comment les associations peuvent-elles s’épauler mutuellement, renforcer ensemble leurs actions ? Quels pouvoirs nouveaux les usagers-citoyens et leurs associations peuvent-ils revendiquer en ce qui concerne l’information tout d’abord, puis la prise de décision ?
L’exploitation des gaz de schistes constitue un extraordinaire péril pour la qualité de l’eau et a soulevé à juste titre une vague formidable d’indignation citoyenne qui a obtenu de premiers succès avec l’annulation de quelques permis, mais là non plus le compte n’y est pas et, peu ou prou, les mêmes questions sont posées. Comment passer de majorités d’opinion à l’inversion des priorités et des décisions des pouvoirs publics ?

Sur ces questions, nous voulons débattre, élaborer des propositions mais aussi trouver des solutions pratiques en construisant un mouvement de l’eau à l’échelle régionale, qui traite de toutes les problèmes liés à l’eau sans préalable ni hiérarchie entre eux, qui favorise l’alliance d’associations diverses, d’experts, d’élus, etc. Et, bien entendu, c’est sur les mêmes bases que nous voulons participer au Forum alternatif mondial de l’eau. Nous allons y apporter les contenus et les propositions élaborés dans les Assises régionales. Et les enrichir d’autres idées, au niveau national et international, pour aboutir à des propositions d’action qui ne seront ni un catalogue de revendications, ni une énième déclaration de grands principes, mais plutôt des leviers pour avancer ici et maintenant. Nous visons aussi à créer des liens plus étroits, un mouvement de l’eau organisé à l ‘échelle nationale et internationale. C’est ambitieux mais c’est nécessaire et surtout c’est à notre portée !


Le temps des citoyens

Pour faire entendre leurs propositions, pour inscrire leurs idées ou leurs
revendications dans la durée au-delà de telle ou telle action ponctuelle,
pour les traduire dans des dispositifs institutionnels, les citoyens et
leurs associations vont bénéficier dans les prochains mois d’une conjoncture
exceptionnelle en Île-de-France. Tout d’abord, la région va revoir sa
politique de l’eau. La période 2008-2012, dont les orientations ont été
votées en octobre 2007, s’achève. Les orientations pour la période suivante
vont être élaborées à présent. C’est donc le bon moment pour intervenir !

Les récents changements survenus à la tête du Comité de bassin de l’Agence
de l’Eau Seine Normandie avec l’élection d’Anne Le Strat, ouvrent d’autres
possibilités inédites. Pas une voix n’a manqué du côté des associations pour
sortir d’une gestion étroitement liée aux intérêts économiques, industriels
et agricoles. Un tournant s’impose maintenant dans le domaine de la
démocratie pour que les associations d’usagers citoyens (à la différence des
« usagers économiques », industriels et agriculteurs) aient enfin une place
significative dans les instances de bassin. A revoir aussi, l’action de
l’Agence dans la lutte contre la pollution qui est la raison d’être de cet
organisme. Comment sortir du « pollué-payeur » ? C’est à dire de la
situation actuelle où les usagers domestiques paient la quasi totalité des
redevances de pollution (96,5 % en 2008). Quelle politique mener pour faire
face à l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes ? Voir à ce
sujet :
<http://www.wwf.fr/s-informer/actualites/qualite-de-l-eau-en-france-une-veri
te-qui-derange
>

Enfin les prochains mois seront marqués par les élections présidentielles et
législatives. Comme cela avait déjà été le cas au moment des élections
régionales, pourquoi ne pas s’adresser aux différents candidats et leur
demander de réagir à nos propositions ? La sensibilité de l’opinion publique
(et donc celle des politiques) à la question de l’eau a fortement augmenté,
c’est le moment de se faire entendre, là aussi !

Bref, on ne pouvait pas rêver d’un meilleur moment pour organiser des
Assises régionales des associations pour l’eau. Cette initiative vise à
faire émerger les idées et les propositions des associations, c’est à dire à
les élaborer ensemble mais aussi à les rendre plus visibles et donc
incontournables pour les pouvoirs publics.

En pratique, les Assises régionales auront lieu au Pavillon de l’eau, 77
avenue de Versailles à Paris. Vendredi 9 décembre à partir de 20H, soirée
d’ouverture avec la remise des « victoires du bien commun ». Et samedi 10
décembre toute la journée. Elles seront précédées en novembre par des forums
thématiques dans les départements. Toutes les infos sont là :
<http://assiseseau-idf.fr/> Pour prendre contact et s’inscrire, c’est ici :
eauidf@hotmail.freauidf@hotmail.fr>

EAU VAL-DE-SEINE VS LYONNAISE DES EAUX

Eau Val-de-Seine vs Lyonnaise des Eaux
Les prémisses d’une nouvelle bataille à Poissy dans le Val-de-Seine

L’association Eau Val-de-Seine – EVDS, a été créée le 8 juin 2011, avec pour objectif un retour en régie publique de la gestion de l’eau à Poissy en mars 2015. Poissy compte 35 860 habitants et près de 4 800 abonnés au service de distribution d’eau, représentant une consommation annuelle de 2,25 millions de mètres cubes (chiffres de 2009). Le passage en régie publique mettrait fin au traité du 28 février 1941 approuvé par le préfet de Seine-et-Oise, et prorogé par contrats de concession successifs dont le dernier a été signé le 29 mars 1985 pour une durée de 30 ans, au profit du même délégataire : Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement.

Avant même la création de l’association, ses initiateurs avaient organisé le 17 novembre 2010, en partenariat avec l’association Vivre sa Ville, une soirée de sensibilisation de l’opinion sur la question de l’eau autour du film Water makes money. Une centaine de personnes avaient assisté à la projection, évidemment suivie d’un débat. Plusieurs articles avaient relaté la rencontre dans la presse locale, ainsi que dans le journal de Vivre sa ville.

Eau Val-de-Seine compte d’ores et déjà une cinquantaine de membres dont une vingtaine d’actifs, tous progressivement en train de se former aux aspects techniques de la gestion de l’eau. L’objectif de cette formation « permanente et militante » est de tendre vers l’expertise de ses membres. Un premier tract d’information a aussi été rédigé, qui est aujourd’hui distribué auprès de la population. Parallèlement, l’association a entrepris de recueillir les factures d’eau des abonnés – toutes les factures aussi anciennes que possible, ceci afin d’établir, d’une part, un historique de l’évolution du prix de l’eau dans la collectivité et, d’autre part, une base d’analyse fiable de la facturation effective du service sur la communauté d’agglomération du Val-de-Seine. Les premiers recueils témoignent déjà d’une différence du prix du mètre cube d’eau de un euro entre Saint-Germain-en-Laye et  Carrières-sous-Poissy ; ce qui représente une différence de 120 euros par an sur la base d’une consommation moyenne annuelle de 120 m3 ; les deux villes sont pourtant desservies par le même délégataire.

L’étude du rapport fourni par le délégataire, Lyonnaise des Eaux, fait apparaître une augmentation du prix de 33 % à Poissy en dix ans. Mais le réseau semble aussi avoir été très mal entretenu puisqu’il est fait état de fuites à hauteur de 12 m3/km/jour. L’association dénonce par ailleurs le manque de transparence du délégataire dans sa gestion, notamment lorsqu’il s’agit de clarifier les montants prélevés au titre de l’entretien des canalisations ou encore des dépenses d’entretien et de renouvellement du réseau. Le problème est de taille puisque chaque année, en France, 6 milliards de mètres cubes d’eau fuient des canalisations, soit 25 % de la consommation d’eau nationale ; ces fuites participent d’une manière ou d’une autre au renchérissement des factures.

Quid de l’assainissement ? L’affaire est, à Poissy, en régie directe. Cela va permettre à Eau Val-de-Seine de concentrer tous ses efforts sur le service d’eau potable.

Alors que plus de 8 millions de Français  vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 954 euros par mois, et que l’accès au logement, à l’électricité, au transport et la santé devient pour eux de plus en plus problématique, le combat sur le prix de l’eau acquiert une valeur symbolique, tant au niveau local que national.

Eau Val-de-Seine