Cergy-Pontoise : le dossier de l’eau calcaire à l’arrêt

L’association Agleau a réuni plus de 1 100 signatures sur sa pétition mais n’a pu la remettre en main propre au président de l’agglomération. Aucun élu n’a daigné venir les écouter. Par Julie Ménard dans Le Parisien du 7 juin.

Cergy, André Martin (à g.), président d’Agleau, a remis sa pétition réclamant une eau moins calcaire au directeur de cabinet de Dominique Lefebvre.LP/Julie Ménard

À l’occasion du conseil communautaire de ce mardi, six membres de l’association Agleau (Alerte générale sur l’eau) sont venus remettre leur pétition au président (PS) de l’agglomération, Dominique Lefebvre. Le document qui regroupe plus de 1 100 signatures (collectées depuis l’été 2017 sur le site Change.org, par courrier ou lors de forums associatifs) réclame une eau moins calcaire à Cergy-Pontoise. Mais le patron de l’intercommunalité a tout bonnement ignoré la mobilisation.

« Je suis déçue », regrette Christiane qui se plaint de devoir nettoyer sa bouilloire toutes les deux semaines pour la désencrasser. Benoît, par contre, est loin d’être surpris. « Ça ne m’étonne pas, ça fait trois ans que l’on soulève le problème, on voit bien que les élus s’en fichent », lâche le Cergyssois de 60 ans.

Pour ces militants, la situation est intenable depuis que l’agglomération a changé de fournisseur en 2011. Provenant principalement de Saint-Martin-la-Garenne (Yvelines), la dureté de l’eau est comprise en 30 °F et 45 °F selon les secteurs. Auparavant, elle provenait de Méry-sur-Oise et sa dureté n’était que de 17 °F. Le contrat en cours ne prendra fin qu’en 2026.

Ce mardi, le directeur de cabinet de Dominique Lefebvre a récupéré la pétition. « On ne peut pas changer de source en plein milieu d’un contrat », a-t-il asséné. Ce à quoi André Martin, président d’Agleau a répondu : « on casse le contrat de chauffage urbain facilement mais on ne peut pas le faire pour l’eau ? »

Même si la promesse a été faite « d’en parler et de recontacter l’association », André Martin n’est pas dupe. « Il n’y a aucune volonté politique de traiter le sujet, conclut-il. On va alerter les signataires et on interrogera les candidats aux municipales de 2020. On va continuer ! »

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