Forum Jeunes au FAME 2012

Pourvu de multiples facettes, l’engagement des jeunes offre de nouvelles pistes de réflexion hors des sentiers battus du militantisme « traditionnel ». Des réseaux étudiants qui traversent l’Europe aux échanges équitables par-delà les mers et les océans, en passant par des études pointues de situations pour comprendre, seul ou en groupe, Ils sont âprement concernés par l’eau et ses problématiques. Si la nouvelle génération est exigeante et à l’affût de nouveaux modes d’expression pour ses revendications, elle exprime avant tout un immense besoin de démocratie et veut compter dans les processus de décisions en œuvre pour l’avenir du monde.

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Vivre sans eau courante en Île-de-France – les Roms roumains et leurs stratégies d’adaptation dans la ville.

Marie Chaumet, étudiante en master d’ethno-écologie (Museum national d’histoire naturelle)

On estime qu’entre 10 000 et 15 000 Roms vivent aujourd’hui en Île-de-France ; il est difficile d’avoir une estimation plus précise, car lorsqu’ils ne sont pas dans des structures d’accueil, les Roms franciliens vivent majoritairement dans des squats et des campements. Peu de données les concernant permettent d’étudier leur mode de consommation d’eau.

En tant que jeune femme, Marie Chaumet s’est particulièrement bien entendue avec les jeunes femmes et les enfants ; par leur intermédiaire elle a pu, petit à petit, comprendre leur relation à l’eau.

En Roumanie, les Roms rencontrés dans le cadre d’études vivaient principalement en milieu rural ; 26 % avaient l’accès à l’eau courante, via des puits ou des robinets extérieurs, et 50 % d’entre eux bénéficiaient du système d’évacuation des eaux usées nécessaire à l’hygiène.

L’utilisation des puits est peu à peu abandonnée : considérés comme pollués (à cause, notamment, du manque d’évacuation des eaux usées), les Roms les soupçonnent fortement d’être source de pollution et de souillure, surtout pour les femmes. Dans la culture rom, l’eau, en tant que vecteur d’hygiène, est utilisée selon un symbolisme lié au corps marqué par des frontières intérieures, où « le corps est un symbole de la société et (…) reproduit à petite échelle les pouvoirs et les dangers qu’on attribue à la structure sociale », en rapport avec la notion de mahrine (« souillure »), qui divise symboliquement le corps en deux parties distinctes : la division se fait au niveau de la ceinture (c’est pourquoi, par exemple, les femmes n’ont pas le droit de porter des robes, car un seul vêtement recouvrirait les deux parties, pure et impure).

On remarque, dans l’ensemble, un manque de confiance des Roms envers l’eau courante : pour leur consommation, ils préfèreront l’eau en bouteille, puis l’eau du robinet vient en deuxième position ; les puits, lorsqu’ils existent, viennent en dernier.

En Île-de-France, lorsque l’on étudie le droit à l’eau, celui-ci s’applique à l’échelle municipale – accès public/semi-public –, notamment dans l’accès aux fontaines, aux bains-douches… Mais on peut se retrouver face à des casse-têtes juridiques liés aux manques de protocoles légaux, qui permettraient par exemple aux maires de s’opposer à des propriétaires de terrains lorsque ceux-ci refusent un raccordement à l’eau courante aux occupants des lieux.

Les difficultés locales des Roms avec l’eau se résument généralement à l’accès à l’eau (dans le cas de squats ou de campements), ou à un problème de surconsommation (surtout lorsqu’ils se trouvent dans des structures d’hébergement). Leur consommation est en effet un mélange d’économie et de gaspillage : ils recyclent l’eau, en l’utilisant plusieurs fois pour des usages ménagers, et recueillent l’eau de pluie ; mais ils peuvent utiliser à outrance l’eau du robinet (leur consommation d’électricité est relativement similaire à celle de l’eau). Plus il y a d’espaces privés dans les lieux d’habitation, mieux l’eau est gérée. Mais dans les squats, les cuisines et salles de bain sont généralement collectives.

En conclusion, Marie Chaumet insiste sur le fait que l’accès à l’eau pour tous, en tenant compte de la diversité culturelle et des comportements de consommation, offre des pistes de réflexion et d’action qui permettent de mieux comprendre notre société.

Analyse de la situation de la gestion de l’eau en Île-de-France : restitution vidéo commentée de l’atelier Eau, jeunes, citoyenneté, sur la participation citoyenne dans les instances décisionnaires.

Présenté par Mathieu Scialino, du CeVI, Romain Ménage, de la péniche et association Alternat ; avec le témoignage de Christian Métairie, vice-président de la communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre.

L’atelier était organisé autour de l’étude, via des auditions de personnalités impliquées dans la gestion de l’eau à différents niveaux, de la place réservée aux citoyens dans les processus de décision concernant la gestion de l’eau en région Île-de-France. Si une partie des participants se destinaient aux métiers de l’eau, la plupart d’entre eux – de formations en droit, sociologie, géologie, environnement ou sciences – s’étaient portés volontaires poussés par le besoin de comprendre où se situait la notion de démocratie dans la gestion de cet élément essentiel.

Le constat n’est pas rassurant : sous couvert de délégation de services, les élus de nombre de municipalités d’Île-de-France ont perdu, au fil des ans, toute compétence en la matière. Même si l’on remarque quelques heureuses initiatives – dont la remunicipalisation de l’eau à Paris, la création de la régie des Lacs de l’Essonne… – une grande partie de la banlieue parisienne fuie ses responsabilités et délègue à des entreprises privées (principalement Veolia, via le sedif), dont l’opacité du mode de fonctionnement reste une amère réalité. Les prix de l’eau, d’une commune à l’autre, font la voltige. Les compétences eau, masquées derrière un argumentaire technique – notamment en matière d’assainissement –, restent aux mains de grands groupes financiers qui se targuent de produire un modèle à vocation internationale.

La nécessité de former et d’informer, en redonnant à l’eau sa visibilité dans la ville et autour, apparaît évidente dans la foule de recommandations issues du travail de ce groupe ; les formes d’action proposées ne manquent ni de diversité, ni d’imagination. Si une réelle volonté politique portait ces projets, il n’y aurait nul besoin de faire de chaque citoyen un expert : c’est aussi ce que montre le succès d’initiatives telles que le Plan Bleu et l’Université populaire de l’Eau et du Développement durable du Val-de-Marne.

Christian Métairie, qui avait été audité pendant l’atelier, l’a de nouveau confirmé pendant le Forum Jeunes : la volonté politique est l’étincelle nécessaire à toute démarche en faveur de l’eau bien commun.

Mais celle-ci ne vient pas forcément des élus, comme le montre le référendum sur l’eau en Italie, et dont l’initiative venait du peuple, a rappelé Mathieu Scialino, acteur de la campagne pour ce référendum et participant à l’atelier ; et pour ce faire, tous les lieux publics furent investis : écoles, fontaines, marchés…

C’est dans ce sens que vont les recommandations de l’atelier : du théâtre de rue à la formation suivie des élus, en passant par des évènements festifs et ludiques, pour des publics de 7 à 77 ans, la réalisation de sites internet actualisés et accessibles, ou de cartes de l’eau à l’instar des cartes météo dans les informations régionales, les idées ne manquent pas.

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Les Petits Débrouillards

Association présentée par Lucia Emmanuel, chargée de mission projet eau.

Mouvement citoyen, présent dans 16 pays à travers le monde, qui promeut le débat sur la culture et l’éducation, tant formelle qu’informelle, à travers des pratiques expérimentales et ludiques.

Cette association vise un public jeune, des tout-petits aux jeunes adultes, qui s’engagent sur des enjeux politiques, économiques et environnementaux. En parallèle d’un travail pérenne sur des thématiques diverses, certains travaux sont plus particulièrement menés dans la perspective de participer à des évènements précis, comme le FAME, Rio + 20…

Le projet des Porteurs d’eau PACA a été conçu dans l’optique de participer au FAME : le travail se décompose en plusieurs phases – travail de mobilisation, travail de fond sur la thématique choisie, puis travail de promotion de cette participation active et constructive des lycéens, étudiants et bénévoles qui se sont retrouvés autour de ces travaux pendant plusieurs mois.

Ce projet est parti du besoin de déclencher la curiosité chez les plus jeunes; c’est une démarche participative, basée sur l’esprit critique. Le but final recherché est de provoquer des prises de consciences chez les jeunes, apportant des applications concrètes dans la vie quotidienne et dans la vie future de ces jeunes, tant au niveau professionnel que personnel, et de les amener à être des porteurs de paroles qui déclenchent, à leur tour, des questionnements…

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Les Porteurs d’Eau :

Les Porteurs d’Eau sont originaires de différents pays, dont certains connaissent des problèmes liés à l’eau, et qui cherchent à comprendre, animés par la volonté de partager avec d’autres, notamment des stagiaires OPFF, un centre de formation linguistique (langue française), mathématique, etc.

Le premier projet présenté étudiait le circuit de l’eau dans le corps, le symbolisant sous une forme cartographique (mappe monde), qui permettait de formaliser des questions à partir de cette représentation (comment l’eau entre dans le corps ? comment les maladies peuvent s’y propager ?…) : beaucoup de questions (trop ?) en ont découlé…

Le deuxième groupe de Porteurs d’Eau était constitué d’étudiants en formation scientifique ou en communication (médiation en environnement) : leur projet portait sur la gestion des conflits liés à l’eau. Ils ont créé des jeux de rôles représentant ces conflits, pour permettre de mieux les comprendre, de l’intérieur ; comme lorsque la construction d’un barrage au Brésil a forcé 40 000 indigènes à quitter leurs terres ; le MonEAUpoly est un jeu de plateau, qui retrace la distribution de l’eau étape par étape – les joueurs sont des maires qui gagnent des points d’environnements ou, au contraire, en perdent lorsque leurs choix se révèlent polluants pour l’eau.

Les symboliques de l’eau dans le monde ont été étudiées à partir d’histoires liées à l’eau : le groupe de travail a produit des œuvres plastiques (dessins, peintures, collages…) qui illustrent ces symbolismes.

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Stockholm Junior Water Prize

Le Stockholm junior water prize est un prix international pour les 15-20 ans, décerné tous les ans à Stockholm lors de la semaine mondiale de l’eau, en Août. À travers l’expérience de jeunes, par leur action, l’intérêt de ce prix est de montrer aux participants que l’action dans le domaine de l’eau, grâce au Stockholm junior water prize, est possible à tout âge et peut avoir un impact positif. Il permet de valoriser des projets scientifiques innovants en matière de protection et de gestion de la ressource eau. Une trentaine de pays y participe chaque année.

Vincent Laurent travaille à la FEEE (Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe), qui s’inscrit dans une démarche pour le développement durable et environnemental, et où il est responsable du programme Stockholm junior water prize pour la France ; son rôle est d’identifier les projets en France qui peuvent concourir à ce prix, dans les écoles et les lycées ; suivent la sélection et la valorisation des projets, puis la sélection d’un seul d’entre eux, présenté à Stockholm lors de ce prix, qui permet, ainsi, des rencontres entre les acteurs institutionnels et les jeunes.

Deux projets lauréats sont ici présentés :

– Projet du lycée Beaussier, à la Seyne-sur-Mer –

À Toulon, le projet de rénovation de la rade est sans arrêt repoussé à cause de la sédimentation qui en recouvre le fond en emprisonnant les polluants accumulés ; si les travaux de rénovation avaient lieu en l’état, il faudrait en draguer les fonds, ce qui mélangerait les polluants accumulés à l’eau de mer et polluerait massivement celle-ci.

Les sédiments proviennent d’un phénomène naturel, la sédimentation, mélange de sable et d’argile dans les fonds marins, qui bloque l’eau et en capte les polluants, si elle en contient.

Les élèves ont, en commun, élaborés les différentes étapes des travaux. Il a d’abord fallu identifier les polluants présents dans la rade, puis étudier le phénomène de relargage dans le port, si les polluants étaient libérés dans l’eau tels que. Les études montrent qu’il y a une forte contamination de métaux lourds, notamment liés aux traces de peintures des bateaux (qui sont aujourd’hui interdites d’utilisation mais dont les usages passés se retrouvent dans la composition des sédiments de la rade), ainsi que des déchets ménagers.

Pour étudier le phénomène de relargage, les élèves du lycée Beaussier ont prélevés des carottes (extraits) de sédiments de la rade pour les étudier en laboratoire ; ils ont analysé l’eau et le carbone relargué (il se comporte à peu près de la même façon que les métaux lourds, mais nécessite moins de moyens pour l’étude). En 24 h de temps, l’eau remuée recelait 1 % de ce que contenaient auparavant les sédiments : la quantité de plomb identifiée dans l’eau représentait, à lui seul, 770 fois la limite autorisée.

Les élèves ont alors eu l’idée d’utiliser une membrane géotextile, qui laisse passer l’eau mais retient les sédiments. Celle-ci a toutefois ses limites : elle bloque les matières en suspension mais laisse passer l’eau et les polluants lorsque ceux-ci sont dissouts.

D’où l’idée d’utiliser aussi une résine chélatante, qui réagit chimiquement et piège les polluants. Ils ont alors conçu une technique combinant les deux méthodes, en produisant une sorte de couverture composée d’une couche de membrane géotextile, puis d’une couche de résine chélatante, puis encore d’une couche de membrane géotextile : cette technique a, de plus, l’intérêt d’être mobile et de permettre de traiter les différentes parties de la rade les unes après les autres. Ils ont alors élaboré le projet Cartochim : une cartographie chimique des eaux de la rade de Toulon, pour identifier les polluants, leurs zones de présence dans la rade et leur degré de concentration.

Les élèves souhaitent qu’il y ait un suivi des analyses lors des dragages, puis après, pour voir l’évolution de la qualité des eaux.

En parallèle, ils ont créé un site internet, une page facebook, et ils ont trouvé le financement nécessaire, auprès de la ville, pour publier une revue de vulgarisation scientifique… Ils souhaitent en effet transmettre, avec des mots simples et accessibles à tous, les problèmes environnementaux liés à la rade de Toulon ; la plupart des habitants de cette ville ignorent pourquoi les travaux de rénovation de la rade sont sans cesse repoussés, et quels sont les enjeux environnementaux que celle-ci implique.

– Projet du CFA de Rodillan (Nîmes) –

Ces élèves suivent une formation BTSA Gemeau (métiers de l’eau) ; ce type de formation fonctionne, habituellement, plutôt avec des multinationales. Eux, ont la volonté de travailler autrement, par exemple avec des ONG, comme Hydraulique sans frontières. Cette ONG a engagé une démarche avec 15 de ces étudiants sur une problématique rencontrée au Maroc – projet né à la demande des villageois, car les jeunes filles du village devaient aller chercher l’eau au lieu d’aller à l’école. C’est aussi et surtout la volonté des étudiants d’y participer qui a permis de développer cette initiative : elle avait en effet été annulée dans son cadre scolaire, suite aux attentats de Marrakech, mais cinq élèves ont tout de même tenu à y aller.

À l’origine, ce projet était un travail de diagnostic des structures déjà existantes sur place – topographie du village et des environs –, destiné à un chiffrage du budget nécessaire pour amener l’eau, pour ensuite demander des financements en Europe.

Sur place, les étudiants ont défini avec les villageois un périmètre de sécurité autour de la source, puis y ont installé un système de drainage et de filtration. Pour la deuxième source, il fallait renouveler 1 kilomètre de canalisation : ce travail a été fait avec plus de 80 villageois, dont certains ont ensuite été formés à la réparation des canalisations et des systèmes de drainage et de filtration, du réservoir aux bornes fontaines, avec un enseignement technique de mesure des débits à la sortie de la source.

L’étude topographique a mené à de nouvelles propositions pour avoir plus d’eau ; pour développer un réseau d’évacuation des eaux usées ; et pour mettre en place un système de traitement des eaux, via une vingtaine de petits réservoirs, avec doseuses pour mesurer l’ajout de chlore. En effet, après analyses il s’est avéré que l’eau n’était pas vraiment potable : les élèves ont alors sensibilisé les chefs de villages en leur montrant, au microscope, les bactéries contenues dans l’eau. Puis ils ont poursuivi cette sensibilisation auprès des autres villageois, des enfants…

La priorité était de faire participer les villageois à l’élaboration de ces projets ; le projet d’origine de l’ONG consistait à chercher les financements nécessaires en Europe ; mais comme ce sont les villageois qui ont construit eux-mêmes l’installation de ce système, les financements sont, au final, venus du Sud.

Pour continuer à développer de tels projets, les étudiants ont créé l’association Gemeau, distincte de l’école et qui leur offre plus de possibilités.

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EYES – Empowering youth in a european society –

Cette initiative part du constat que les jeunes peuvent apprendre les uns des autres, et qu’ils ne sont pas suffisamment – voire pas du tout – impliqués dans les prises de décisions politiques qui construisent l’Europe. Le réseau d’échange ainsi proposé offre un espace ouvert pour l’expression des organisations de jeunes, sans thématiques restrictives. Le réseau du collectif n’a pas de hiérarchie, il permet de communiquer et d’échanger librement sur tout sujet soucieux des transitions politique, sociale, économique et environnementale qui traversent l’Europe.

On peut en résumer le principe par trois questions principales, qui sont à la base de ce mouvement : Qu’est-ce qui, selon toi, pose problème ? (l’environnement ? la politique ? l’engagement ? l’idée même de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui ? etc.) – Quelle solution verrais-tu ? – Et comment passer de l’idée de cette solution à sa réalisation concrète ?

Il y a déjà, partout à travers l’Europe, des actions locales de jeunes qui veulent changer les choses : le collectif EYES croit en l’action, et en la nécessité de mener des campagnes pour rendre celles-ci visibles au niveau européen : création d’évènements festifs, ludiques ou culturels, propres à interpeler les gens et à provoquer la réflexion… EYES est une façon de coordonner ces actions locales à un niveau plus global : nous ne pouvons plus penser uniquement localement ; l’identité européenne est importante, car l’union européenne n’existe pas encore, seuls les marchés fonctionnent, tout le reste est encore à faire…

Le collectif EYES veut, dans la même perspective, être présent au sommet des peuples de RIO + 20, y participer et se nourrir en retour des échanges qui y auront lieu.

Appel pour l’EYFA – European Youth Forum of Alternatives –

« Nous, la jeunesse européenne, voulons créer une Europe qui nous inclue dans les processus politiques et tienne compte des problèmes que nous trouvons importants pour nos vies et notre planète. Nous sommes préoccupés par les réalités écologique, sociale, économique et politique auxquelles nous sommes confrontés dans nos vies quotidiennes.

Le forum apportera un espace de discussion pour les jeunes européens – et amis – de manière à engager les jeunes pour construire une nouvelle Europe qui fasse face aux multiples crises menaçant notre futur. Ces crises nous affectent et ne sont pas en passe d’être résolues. Nous nous réunissons pour trouver de véritables alternatives et ainsi construire une Europe démocratique qui serait participative, intégrative et non-exclusive, pour elle-même et pour ses voisins. (…) »

(Extrait du texte d’invitation à l’EYFA – août 2013. Plus d’informations sur www.eyesnetwork.org/category/eyfa/)

L’appel du collectif EYES résume bien la ligne principale qui s’est dégagée de cet atelier : la nécessité de communiquer, de construire en réseau, ensemble, une société civile impliquée dans les transitions en cours et qui se base sur l’importance de l’échange des connaissances et la volonté de trouver, à partir de ces connaissances mises en commun, des idées qui permettent de faire avancer le droit à l’eau et la préservation de cette ressource. Cet atelier a réuni des associations et collectifs qui proposent de nouvelles alternatives et formes d’action, des étudiants qui s’interrogent sur la place de la participation citoyenne dans la gestion de l’eau, l’accès à l’eau par des populations précaires, ou qui proposent des solutions scientifiques et écologiques : l’âge n’est pas le seul facteur commun de toutes ces initiatives : c’est la volonté de construire, ensemble, un monde meilleur et plus solidaire. Rien de moins.

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un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…