Dans une tribune publié dans Le Monde le 15 juillet, un collectif d’associations et d’organisations demandent aux parlementaires de rejeter le projet de loi d’urgence agricole qui sera examiné par la commission mixte paritaire dans les prochains jours. En choisissant de court-circuiter la gouvernance locale de l’eau au profit d’une minorité d’acteurs agricoles, ce texte accroît le risque de tensions entre l’ensemble des usages de l’eau, alors que la ressource vient déjà à manquer.
Le collectif Inventons Demain s’est constitué lors des élections municipales de mars 2026 à Neuilly-Plaisance. Ce collectif inclut à présent les élus qui s’étaient présentés sur la liste du même nom et un collectif de citoyens engagés. Il attache une importance particulière aux défis constitués par les évolutions environnementales et climatiques. Ce qui l’a conduit à donner son avis sur le projet du SEDIF à l’usine de Neuilly-sur-Marne.
Les élu.es du pôle écologiste à la région Île-de-France s’opposent à la mise en place de la technologie de l’Osmose Inverse Basse Pression dans les usines du SEDIF. Iels préconisent également une gestion de l’eau par des régies publiques et non plus une délégation de service public qui, inévitablement, favorise les intérêts privés au détriment de la santé des usager·es et de l’environnement. Lire leur déclaration.
Quelle est l’efficacité de la filtration membranaire haute performance que le SEDIF et Veolia souhaitent installer à l’usine de Neuilly-sur-Marne? C’est la question que pose Jean-Noël Colin, Pharmacien et membre de l’Académie de Pharmacie.
De nouvelles associations environnementalistes critiquent le projet du SEDIF. Pour l’ANCA, ce projet, qui favorise le curatif aux dépens du préventif, est une reculade écologique et entérine la pollution en amont de la Marne. L’ENDEMA met en évidence l’inanité des compensations par des économies réalisés chez les usager.es. La question fondamentale est celle du rapport coût bénéfice du projet et de la pertinence des objectifs fixés par le SEDIF dans le contexte actuel. Le CEDRE relève la présence d’espèces protégées qui nécessite une demande de dérogation.
Bernard Jarrige, premier adjoint (RES) de Rosny-Sous-Bois a exprimé un avis négatif sur le projet du SEDIF et a demandé l’étude d’une solution alternative fondée sur la sobriété, la prévention à la source, le traitement ciblé par charbon actif. Un vœu détaillant les vives préoccupations des élu.es a été adopté à l’unanimité du Conseil municipal du 2 juillet. Et de nombreux.ses habitant.es ont rejeté le projet sur le registre numérique de l’enquête publique…
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…