L’atelier parisien d’urbanisme (apur) vient de publier un rapport sur la consommation d’eau potable à Paris. Entre 2017 et 2024, la consommation d’eau potable à Paris connait une baisse continue et l’installation d’une « nouvelle normalité » depuis 2022 à un niveau de 10% inférieur au pré-Covid. L’évolution démographique, l’essor du télétravail, la bi-résidentialisation ou encore le développement des meublés touristiques modifient en profondeur les usages et les présences et influencent directement les niveaux de consommation établis à 150,8 millions de m³ consommés en 2024 pour 169,3 millions en 2017.
Entre un message lunaire de l’ancien président André Santini et les serments de fidélité de son successeur Richard Dell’Agnola, à peine plus jeune que lui, et de son concurrent, Pierre-Christophe Baguet, le SEDIF a loupé une fois de plus l’occasion de se renouveler.
L’arcep vient de publier la troisième édition de son enquête annuelle « pour un numérique soutenable ». Vous trouverez ci-dessous le chapitre qui concerne l’eau prélevée par les datas centers, essentiellement de l’eau potable. Mais ce n’est pas le seul impact sur l’eau. La consommation énergétique des opérateurs de centres de données continue de progresser nettement, à un rythme d’environ 10 % par an ; or l’eau est prélevée massivement pour la production d’électricité (hydraulique, nucléaire). L’industrie des composants est également une consommatrice importante d’eau.
La Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France a rendu le 13 mai un avis critique sur le projet de modification de l’usine du SEDIF de Neuilly-sur-Marne. Dans cet avis, la MRAe met en cause les rejets polluants dans la Marne et recommande d’étudier des alternatives au projet. Elle interroge son bilan carbone et son impact sur le climat. De fait, elle montre l’inconsistance de l’étude d’impact réalisée par le SEDIF… Lire la synthèse de l’avis, les recommandations, lien vers l’avis complet.
La mission parlementaire sur la transposition et la mise en oeuvre de la directive eau potable de 2020 (Lire Directive eau potable: où en sommes-nous?) met les pieds dans le plat: les concentrats doivent être considérés comme des déchets dangereux et leur rejet dans le milieu naturel doit être totalement interdit, à terme. Comment le SEDIF anticipe-t-il cette évolution plus restrictive de la législation? Lire la recommandation N°20 et un extrait de l’article d’actu environnement.
La Cour des comptes vient de publier un rapport d’évaluation qui vise à apprécier l’utilité, l’efficacité et l’efficience de la police de l’eau. L’action de la police de l’eau peut bénéficier à la biodiversité, à l’eau, au climat ainsi qu’à la santé et à l’alimentation humaine. Mais les dérogations, tout comme les incohérences dans l’action publique, sont nombreuses. Le manque de moyens est patent. Quand des infractions sont constatées, des sanctions administratives sont rarement prononcées, les préfets ne donnant pas suite. La Cour des comptes invite à renforcer la coopération entre préfets et procureurs et à donner instruction de mettre en œuvre des suites administratives avec détermination. Lire le résumé de l’évaluation. Liens vers la synthèse, le rapport intégral et un article du Monde.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…