L’Union Européenne se prépare à voter l’Omnibus européen sur les pesticides : ce texte, qui s’inscrit dans une vague de dérégulations au niveau européen, serait l’un des pires reculs jamais connus en matière de réglementation. La communauté scientifique ne cesse pourtant d’alerter sur les atteintes irréversibles des pesticides à la biodiversité, ainsi que leur rôle dans l’augmentation de nombreuses pathologies, notamment certains cancers et maladies neurodégénératives.
Peu de pluies à l’horizon : la sécheresse perdure avec des conséquences sur les captages d’eau potable et les cours d’eau. Par Dominique Nalpas, Etats généraux de l’eau à Bruxelles (EGEB)
Dans un été marqué par les catastrophes climatiques, la question de l’eau est au cœur des préoccupations. A cela s’ajoutent la spoliation des populations et du vivant, l’accaparement par les entreprises privées et le démantèlement de la démocratie environnementale, organisés par les pouvoirs publics français et européens. Il devient donc urgent de renforcer le rassemblement et la coordination des forces associatives et citoyennes, c’est tout le sens de la seconde édition du Forum des Mouvements de l’eau.
Le collectif Inventons Demain s’est constitué lors des élections municipales de mars 2026 à Neuilly-Plaisance. Ce collectif inclut à présent les élus qui s’étaient présentés sur la liste du même nom et un collectif de citoyens engagés. Il attache une importance particulière aux défis constitués par les évolutions environnementales et climatiques. Ce qui l’a conduit à donner son avis sur le projet du SEDIF à l’usine de Neuilly-sur-Marne.
De nouvelles associations environnementalistes critiquent le projet du SEDIF. Pour l’ANCA, ce projet, qui favorise le curatif aux dépens du préventif, est une reculade écologique et entérine la pollution en amont de la Marne. L’ENDEMA met en évidence l’inanité des compensations par des économies réalisés chez les usager.es. La question fondamentale est celle du rapport coût bénéfice du projet et de la pertinence des objectifs fixés par le SEDIF dans le contexte actuel. Le CEDRE relève la présence d’espèces protégées qui nécessite une demande de dérogation.
Bernard Jarrige, premier adjoint (RES) de Rosny-Sous-Bois a exprimé un avis négatif sur le projet du SEDIF et a demandé l’étude d’une solution alternative fondée sur la sobriété, la prévention à la source, le traitement ciblé par charbon actif. Un vœu détaillant les vives préoccupations des élu.es a été adopté à l’unanimité du Conseil municipal du 2 juillet. Et de nombreux.ses habitant.es ont rejeté le projet sur le registre numérique de l’enquête publique…
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…