Est Ensemble: où en sommes-nous?

Le débat sur la gestion de l’eau au sein de l’agglomération Est Ensemble a beaucoup évolué, dans le bon sens, depuis le début de l’année. Il s’agissait alors de comparer les avantages et les inconvénients d’une gestion privée, via une adhésion au SEDIF, et d’une gestion publique, via un partenariat avec la régie municipale de Paris. Le débat était présenté comme technique, en l’absence d’orientation politique claire et partagée.

Plusieurs mois de débats contradictoires entre élus, avec les experts du cabinet Calia, et surtout avec une intervention inédite des associations et des citoyens sont passés par là. Des débats publics ont eu lieu à Bagnolet, Montreuil, aux Lilas, à Pantin, à Bondy, d’autres sont prévus à Romainville et à Bobigny (malgré que la mairie refuse de prêter une salle). Des centaines et des centaines de personnes ont signé une pétition appelant « à prendre toutes les dispositions nécessaires pour aboutir à une gestion publique de l’eau ». Des dizaines d’articles ont été publiés sur nos blogs, contribuant à la formation de l’opinion publique. La gestion de l’eau est devenue le premier débat politique de cette jeune agglomération !

Le principe d’une gestion publique fait maintenant consensus. L’idée d’une étude approfondie, avec tous les données de terrain qui ont fait cruellement défaut à l’étude Calia, en collaboration étroite avec le service public de l’eau à Paris et les élus parisiens, pour définir d’une façon concrète la forme que pourrait prendre une alternative publique, semble aujourd’hui acceptée par la plupart des élus de l’agglo.

MAIS en conclusion de tout ça, le président Kern propose …d’adhérer au SEDIF!!! Contredisant les audits qu’il a commandé, il affirme l’impossibilité d’une nouvelle convention et la possibilité de sortir du SEDIF …en y retournant. Bref, c’est le passage en force avec un vote prévu le 23 novembre au conseil d’agglomération pour lequel il compte sur un soutien monolithique des élus socialistes et de la droite, et sur l’apport de quelques élus communistes (Bobigny).

Mais l’intervention de la population peut faire déraper ce scénario bien huilé!

Mettons la pression à Pantin sur le maire, président de l’agglomération, et à Bondy et à Romainville, sur les maires qui font le forcing pour le retour au SEDIF. Interpellons les conseillers communautaires dans chaque ville car c’est à eux que reviendra la décision. Lançons un avis de recherche pour retrouver la maire de Bobigny qui ne participe pas au débat au conseil communautaire et tente de l’empêcher dans sa ville.

Mercredi 17 novembre, le bureau de l’agglomération se réunit à 10h à la mairie de Romainville, RDV à 9h30 pour accueillir les élus et leur demander de tenir compte enfin de l’avis de la population! Exigeons un référendum!!!

Mardi 23 novembre, à 18h, manifestons-nous au Conseil d’agglomération (palais des fêtes, 28 rue PVC, à Romainville) pour signifier qu’une telle décision ne peut être prise sans l’avis de la population et encore moins contre!!!

Il est d’ailleurs significatif de que la Commision consultative des services publics locaux n’a toujours pas été convoquée pour donner son avis, ce qui est pourtant obligatoire avant une telle décision, au risque de rendre la délibération illégale.

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