Gaz et pétroles de schiste : la mobilisation continue

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La première journée internationale d’actions contre les gaz et pétrole de schiste du 22 septembre a été une réussite. Y compris en France, malgré les récentes déclarations de François Hollande. Les collectifs citoyens et organisations mobilisées ne manquent pas de raisons pour renforcer et étendre leurs actions,notamment dans la perspective du débat national sur la transition énergétique.

Ce 22 septembre s’est tenue la première journée internationale d’actions coordonnées contre les gaz et pétrole de schiste, contre la fracturation hydraulique mais également pour repousser avec force la propagande actuellement déployée par l’industrie pétrolière et gazière pour promouvoir ses projets dévastateurs. De la Pennsylvanie à la Bulgarie, en passant par le Texas et l’Afrique du Sud, près de 150 actions ont été organisées dans la très grande majorité des pays concernés : Etats-Unis, Canada, Mexique, Argentine, Irlande, Royaume-Uni, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, République Tchèque, Bulgarie, Roumanie, Australie, Afrique du Sud, etc. Preuve que la France est loin d’être une exception, à l’inverse de ce que clament industriels et éditorialistes pro-gaz de schiste, oubliant que la fracturation hydraulique fait l’objet d’interdictions, de moratoires ou de restrictions dans plusieurs centaines de lieux de la planète, y compris aux Etats-Unis (voir cet article pour un tour d’horizon quasi-exhaustif des mobilisations contre les gaz et pétrole de schiste).

En France, ce sont plus de 3500 personnes qui se sont réunies autour d’une journée de forums et actions à Saint-Christol les Alès (Gard), près de 1000 à Tournant en Brie (Seine-et-Marne), plus de 2500 à Aix les Bains (Savoie), 500 à Beaumont de Lomagne (Tarn-et-Garonne), une action symbolique sur le Trocadéro, une autre à Strasbourg, etc. Preuve que les déclarations de François Hollande lors de l’ouverture de la Conférence environnementale n’ont pas mis fin à la mobilisation citoyenne. Comment pourrait-il en être autrement alors que des dizaines de permis concernant les gaz de schiste sont toujours valides ou en cours d’instruction ? Si « personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement » comme l’a affirmé le Président de la République, alors il faut mettre fin à l’ensemble des permis ou demande de permis qui ont pour cible l’exploration et l’exploitation des pétroles de gaz de schiste.

Pour les collectifs citoyens réunis en coordination nationale, « il n’y a plus, aujourd’hui, en France, de gisements d’hydrocarbures accessibles sans stimulation ou techniques néfastes pour l’environnement à court, moyen et très long terme ». Compte-tenu du flou entretenu par les entreprises détentrices de ces permis, dont la majorité se gardent bien de déclarer vouloir utiliser la fracturation hydraulique pour ne pas tomber sous le coup de la loi, seule une détermination sans faille sur le terrain et une vigilance à toute épreuve permettront de mettre sous le feu des projecteurs médiatiques ces permis oubliés par le gouvernement. C’est donc sans doute un par un que l’on obtiendra l’abrogation des permis existants et le rejet des demandes en cours d’instruction par l’administration.

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