Les collectifs anti gaz et pétrole de schiste, nouveau visage du terrorisme en France ?

L’information serait certainement passée inaperçue si quelques personnes vigilantes ne l’avaient pas exhumée sur le site Internet du Figaro [1]. La brève débute ainsi : « Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre « au plus près » les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle « radicalisation » de mouvements sociaux ». D’emblée le ton est donné et il est plutôt inquiétant. De vieux et mauvais souvenirs que l’on espérait enfouis à jamais au plus profond de notre mémoire commencent à remonter à la surface. D’autant plus que cette note du directeur central de la sécurité publique (DCSP) dont se fait écho le Figaro fixe les objectifs prioritaires de la sous-direction d’information générale (SDIG, ex-RG). Jamais rassurant en matière de libertés publiques… Petit à petit, la lecture de l’article confirme nos craintes lorsque surgissent soudain les dernières lignes : « Parmi les groupes ou milieux à suivre « avec constance », la note évoque les mouvements de défense de l’environnement, qui peuvent être amenées à conduire des « actions fortes » sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste qui doivent également « faire l’objet d’une veille permanente » ». Voilà, c’est donc écrit noir sur blanc, « l’ennemi ‘intérieur » pour l’État français, ce sont les mouvements de justice sociale et environnementale.

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Publication:

Nato Guachi – ALDEAH ,  6 Février, 2013

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