Pollutions au PFAS dans des eaux minérales en Ardèche et dans la Loire : « On a besoin d’action politique pour arrêter ces contaminations », plaide la directrice de Foodwatch France. Trois sources d’eau minérale dans la Loire et en Ardèche ont été fermées à cause d’une trop grande concentration de PFAS, des polluants « éternels ».

« Qu’il y ait des tests, qu’il y ait des fermetures de sources et qu’il y ait des mesures qui soient prises, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch France, samedi 25 avril sur franceinfo. Elle réagit à la fermeture de trois sources d’eau minérale dans la Loire et en Ardèche, à cause d’une trop grande concentration de PFAS, des polluants « éternels ».
À Saint-Romain-le-Puits, dans la Loire, la source Parrot devient définitivement inexploitable, et à Vals-les-Bains, en Ardèche, deux forages dépassent les seuils autorisés pour être vendus sous l’appellation « eau minérale naturelle ». Foodwatch a porté plainte contre Nestlé Waters et Sources Alma, rappelle Karine Jacquemart. « Ces entreprises avaient détecté différentes contaminations, y compris des résidus de pesticides et des PFAS […] ça avait été mis sous le tapis avec la complicité des autorités publiques », ajoute-t-elle.
L’État manque à son devoir, selon Foodwatch
La directrice générale de Foodwatch déplore une surexposition des consommateurs à différents polluants : « PFAS, cadmium, mercure et pesticides », liste-t-elle. Selon Karine Jacquemart, une partie de cette pollution est due à l’agriculture et aux engrais phosphatés : « C’est ce modèle d’agriculture qui contamine les sols et les eaux, qui n’est pas suffisamment réglementé », souligne-t-elle.
Elle souhaite des mesures plus contraignantes en faveur du principe de précaution : « L’État, aujourd’hui, refuse depuis des années de les prendre, parce qu’il écoute les lobbys et qu’il n’écoute pas les scientifiques, les citoyens et son devoir de protéger la santé publique ». « On a besoin d’action politique pour arrêter ces contaminations », plaide Karine Jacquemart.