En début d’année, le Premier ministre a décrété, sans base légale, un moratoire sur les décisions de la Commission locale de l’eau (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Vilaine. Le SAGE Vilaine qui s’étend sur plus de 11 000 km2 est pourtant le plus grand de France. Ci-dessous, un document particulièrement instructif du groupe eau de la Maison de la consommation et de l’environnement de Rennes, qui regroupe une douzaine d’associations, retrace les deux dernières années du combat pour la qualité de l’eau.
Et maintenant, les Schémas départementaux d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) sont « décalés » par le gouvernement pour prendre en compte leurs « impacts socio-économiques » sur l’agriculture ! Lire les articles de Localtis et de la Gazette des communes. Lire aussi le communiqué des Ecologistes d’Indre et Loire: briser la démocratie de l’eau n’amènera pas la pluie!
Outre l’étude édifiante de l’Agence l’Eau Seine Normandie et l’Institut des ressources environnementales et du développement durable (IREEDD) qui a montré que le coût de la dépollution de l’eau est trois fois plus élevé que celui de la prévention (et 13 fois plus pour les abonnés!) –lire ici– des rapports d’inspection sur le financement de la dépollution de l’eau aux pesticides et PFAS, ont été publiés par plusieurs organismes de l’Etat. Extrait d’un article d’Anne Lenormand pour Localtis et commentaires de la Coordination EAU IDF.
Face à la dégradation continue de nos nappes et cours d’eau, l’Agence de l’Eau Seine Normandie et l’Institut des ressources environnementales et du développement durable (IREEDD) publient une étude édifiante : la préservation à la source est 3 fois moins chère pour la collectivité et 13 fois moins chère pour les abonnés que le traitement en usine. Une étude qui prouve l’absurdité du « Tout curatif ».
Le collectif Inventons Demain s’est constitué lors des élections municipales de mars 2026 à Neuilly-Plaisance. Ce collectif inclut à présent les élus qui s’étaient présentés sur la liste du même nom et un collectif de citoyens engagés. Il attache une importance particulière aux défis constitués par les évolutions environnementales et climatiques. Ce qui l’a conduit à donner son avis sur le projet du SEDIF à l’usine de Neuilly-sur-Marne.
Les élu.es du pôle écologiste à la région Île-de-France s’opposent à la mise en place de la technologie de l’Osmose Inverse Basse Pression dans les usines du SEDIF. Iels préconisent également une gestion de l’eau par des régies publiques et non plus une délégation de service public qui, inévitablement, favorise les intérêts privés au détriment de la santé des usager·es et de l’environnement. Lire leur déclaration.
De nouvelles associations environnementalistes critiquent le projet du SEDIF. Pour l’ANCA, ce projet, qui favorise le curatif aux dépens du préventif, est une reculade écologique et entérine la pollution en amont de la Marne. L’ENDEMA met en évidence l’inanité des compensations par des économies réalisés chez les usager.es. La question fondamentale est celle du rapport coût bénéfice du projet et de la pertinence des objectifs fixés par le SEDIF dans le contexte actuel. Le CEDRE relève la présence d’espèces protégées qui nécessite une demande de dérogation.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…