Ce 9 décembre à Evry-Courcouronnes, malgré l’heure très matinale, plus de 80 personnes se sont rassemblées pour empêcher la validation d’un accord entre le Syndicat Eau du Sud Francilien (SESF) et la multinationale Suez. La mobilisation a permis d’écarter le scénario catastrophe et d’obtenir l’engagement du Président du SESF d’élaborer un mandat de négociations précis. Ce même jour, la finance a pris le contrôle direct de Suez: on n’est jamais mieux servi que par soi-même!
Quelles différences y a-t-il entre l’offre de Suez de mai 2024, jugée inacceptable par tous les membres du Syndicat Eau du Sud Francilien (SESF) à l’époque, et celle de septembre 2024, jugée «suffisamment intéressante» par certains élus? Jugez par vous-même !
Et deux de plus! Après le passage en comité syndical le 20 juin et la validation par les autres membres du SEDIF depuis, Villejuif et Athis-Mons ont quitté le SEDIF pour rejoindre respectivement la Régie Eau, Seine et Bièvre et la Régie des Eaux Seine et Orge (RESO) à partir du 1er janvier 2026. Cela porte à 16 (sur 24) les communes en gestion publique dans le territoire Grand Orly Seine Bièvre. A l’approche du mur d’investissement de plus d’un milliard d’euros pour l’osmose inverse basse pression, l’ambiance est morose au SEDIF. A qui le tour de partir ? Lire les articles d’Echo d’Île-de-France et des Echos.
Au Conseil d’exploitation de la régie de l’eau de Grand Paris Sud, jeudi 21 novembre, Michel Bisson, Président de l’agglomération, n’a pas souhaité que l’accord avec Suez soit adopté séance tenante, ni en Conférence des Maires. Pour confirmer ce recul, refuser la proposition de Suez et saisir l’autorité de la concurrence, l’association Eau publique Orge Essonne et la Coordination EAU Île-de-France appellent à un rassemblement contre « l’accord de la honte ».
Dans le Sud francilien, l’eau est une source de profits injustifiés pour cause d’abus de position dominante de Suez et de sa filiale Eau du Sud Parisien. Preuve de propriété reposant sur du sable, opacité sur la formation du prix de vente, prix de vente exorbitant qui endetterait lourdement les collectivités sur 40 ans, dénigrement de la concurrence, à l’heure où Suez propose aux collectivités du Sud Francilien de racheter la production d’eau, Philippe Rio saisit, au nom de la Ville de Grigny, l’Autorité de la Concurrence et en expose les raisons. Communiqué et courrier de Philippe Rio aux élu.e.s des collectivités membres du Syndicat Eau du Sud Francilien.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…