L’importance et la concentration des enjeux (population, habitats, activités économiques, infrastructures…) potentiellement exposés à une crue majeure font du risque d’inondation par débordement de la Seine et de ses principaux affluents (Marne, Oise, Loing et petites rivières) le principal risque naturel auquel est exposé le territoire francilien. Nouvelle étude.
La Coordination EAU Île-de-France s’oppose à la dilapidation de la ressource en eau, inscrite dans le projet de méga datas center à Fouju (77). Voici sa contribution, déposée par Daniel Cordova, à l’enquête publique qui s’est achevée le 30 mai. Lire aussi l’article de l’Observatoire des Multinationales qui montre que cette installation n’a rien de « souverain ».
L’atelier parisien d’urbanisme (apur) vient de publier un rapport sur la consommation d’eau potable à Paris. Entre 2017 et 2024, la consommation d’eau potable à Paris connait une baisse continue et l’installation d’une « nouvelle normalité » depuis 2022 à un niveau de 10% inférieur au pré-Covid. L’évolution démographique, l’essor du télétravail, la bi-résidentialisation ou encore le développement des meublés touristiques modifient en profondeur les usages et les présences et influencent directement les niveaux de consommation établis à 150,8 millions de m³ consommés en 2024 pour 169,3 millions en 2017.
L’arcep vient de publier la troisième édition de son enquête annuelle « pour un numérique soutenable ». Vous trouverez ci-dessous le chapitre qui concerne l’eau prélevée par les datas centers, essentiellement de l’eau potable. Mais ce n’est pas le seul impact sur l’eau. La consommation énergétique des opérateurs de centres de données continue de progresser nettement, à un rythme d’environ 10 % par an ; or l’eau est prélevée massivement pour la production d’électricité (hydraulique, nucléaire). L’industrie des composants est également une consommatrice importante d’eau.
La Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France a rendu le 13 mai un avis critique sur le projet de modification de l’usine du SEDIF de Neuilly-sur-Marne. Dans cet avis, la MRAe met en cause les rejets polluants dans la Marne et recommande d’étudier des alternatives au projet. Elle interroge son bilan carbone et son impact sur le climat. De fait, elle montre l’inconsistance de l’étude d’impact réalisée par le SEDIF… Lire la synthèse de l’avis, les recommandations, lien vers l’avis complet.
La mission parlementaire sur la transposition et la mise en oeuvre de la directive eau potable de 2020 (Lire Directive eau potable: où en sommes-nous?) met les pieds dans le plat: les concentrats doivent être considérés comme des déchets dangereux et leur rejet dans le milieu naturel doit être totalement interdit, à terme. Comment le SEDIF anticipe-t-il cette évolution plus restrictive de la législation? Lire la recommandation N°20 et un extrait de l’article d’actu environnement.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…