Manifeste pour la forêt de Romainville

Les demandes du collectif inter associatif et citoyen sur l’aménagement des 8 hectares, des abords  de la forêt et des parcs de la Corniche des Forts ainsi que sur la protection rapide et effective des 20 hectares de forêt restants, publiées le 1er mars.
Le 19 Mars 2019, l’association A.R.B.R.E.S présidée par Georges Feterman, reconnaissait l’importance écologique de la forêt de Romainville.
                                                                      Voir le manifeste et la  vidéo ci-dessous.

La forêt de la Corniche des Forts est une forêt spontanée, exceptionnelle en milieu urbain dense à 2 kilomètres de Paris dont le paysage et la biodiversité en font un véritable atout pour cette partie de la région parisienne particulièrement carencée en espaces verts de qualité. Nous avons le devoir de la préserver pour sa contribution naturelle à la lutte contre le réchauffement climatique, au cycle de l’eau et à l’accueil de la biodiversité, seuls véritables projets d’Intérêt Public Majeur. Il est essentiel de protéger cet écosystème ainsi qu’une zone de « réserve » autour, tout en développant les espaces de promenade et de loisirs dans les parcs déjà existants.

Si nous n’avons pu éviter les travaux de défrichement, nous demandons une suspension des travaux d’aménagements et une ouverture des discussions pour faire de cette base de loisirs, un exemple d’espace naturel exemplaire en Ile-de-France. Nous vous demandons la mise en place d’un dialogue entre toutes les parties prenantes afin de reprendre le cahier des charges initial, réorienter le projet et élaborer un projet fédérateur et ambitieux pour sa qualité environnementale et paysagère, permettant de contribuer au rayonnement du territoire.

Il s’agit notamment :

  1. D’associer toutes parties prenantes (collectivités, associations, citoyens, élus, agences environnementales), chacune avec leur domaine de compétences, dans un seul et même groupe de travail.

  1. De réfléchir au remaniement du projet d’aménagement actuel très intrusif :

Dans sa partie aménagement, nous demandons le développement de formes de promenade forestière en lien avec les parcs du coteau dotées d’équipements légers et durables, en adéquation avec les besoins des habitants, la topographie et le paysage spécifiques.

Dans le choix des équipements, nous demandons l’utilisation de matériaux non imperméabilisants n’impactant pas le cycle naturel de l’eau ou les nappes phréatiques ainsi que la suppression des allées en bitume, des sols artificiels, des murs en gabions au profit de platelages permettant au sol de vivre et de se régénérer.

Nous demandons également la suppression des agrès en fer de type « aires d’autoroute » et des arbres artificiels pour l’accrobranche, au profit d’équipements en matériaux naturels, ainsi que la réalisation d’une passerelle la plus légère possible offrant une vue sur le paysage et diminuant son impact sur le site

La suppression des géo-grilles afin de permettre aux arbres de repousser sans éco-pâturage.

Nous demandons à ce que, conformément à la biodiversité, le lien spatial entre le site endommagé et celui reconstitué soit préservé et que l’ensemble de la compensation se fasse sur le site et le territoire.

  1. D’accentuer l’insertion de ce projet dans son environnement pour limiter les effets d’îlots de chaleur urbains sur le site et les quartiers environnants induits par le défrichement (objectifs du SRCAE).

L’aménagement paysager des pourtours et des espaces délaissés (cimetière, esplanade du château de Romainville, parcs, sapinière) pour en faire un ensemble cohérent de 64 hectares au cœur de la Seine Saint Denis, en accord avec les ambitions environnementales affichées dans le plan biodiversité de la Région.

Le remplacement de la clôture métallique prévue dans le projet, onéreuse, inesthétique et enclavante des territoires administratifs fictifs (Région / Département), au profit d’une une clôture végétale plus intégrée.

La protection des franges des parcs du coteau et de la forêt, face aux projets immobiliers qui se multiplient en très proche lisière.

La valorisation du patrimoine minier encore existant et son intégration au projet (tunnel, four à plâtre, maison des carriers).

Le renforcement des liaisons urbaines et des pistes cyclables vers la place de la Mairie à Romainville et avec les villes alentour pour faciliter l’accès des habitants à cet espace de respiration.

  1. D’assurer une protection forte, rapide, effective et à long terme, des 22,5 hectares restants de forêt.

La mise en place de toutes les mesures de protection nécessaires pour protection des espèces dans les parcs et la forêt : zone de protection au titre des espaces naturels sensibles, arrêté de biotope ou zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

La mise en place d’un plan de gestion dans la durée garantissant l’entretien et la pérennité de l’ensemble du site.

Le classement, dans le PLU intercommunal en cours d’élaboration, en Espace Boisé Classé N des emplacements réservés de la zone Nb R1 R2 R3 et R4 actuellement constructibles à 50%.

L’étude du traitement des pollutions, notamment par phytoremédiation.

La gestion par le Syndicat Mixte, en lien avec les services environnementaux de la Région (Agence Régionale de la Biodiversité, Agence des Espaces Verts, etc.) compte-tenu de son importance pour la biodiversité en Ile-de-France.

La mobilisation association et citoyenne ainsi que les vœux adoptés par les villes des Lilas, Bagnolet, Pantin et Montreuil témoignent d’une préoccupation partagée sur l’avenir de ce site.

La reconnaissance d’A.R.B.R.E.S

Le 19 Mars 2019, l’association A.R.B.R.E.S présidée par Georges Feterman, reconnaissait l’importance écologique de la forêt de Romainville et de son patrimoine arboré, en particulier compte tenue de sa position géographique.

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