Des collectifs, militants et élus de Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Essonne ont saisi la justice. Ils dénoncent « une rupture d’égalité »… face à l’eau. Une cinquantaine d’élus, militants, collectifs et simples administrés ont saisi le tribunal administratif de Paris. Ils espèrent faire annuler l’adhésion de douze communes au Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif). Dans le Parisien du 3 septembre
Divine surprise pour les tenants de la gestion publique de l’eau : le SIAAP, syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne, a décidé de reprendre en gestion publique son unité de traitement de Valenton, après que la justice ait annulé le contrat de concession de l’usine à Veolia. Cette décision faite suite à une série de scandales et de révélations sur la gestion du SIAAP et les conditions dans lesquelles avait été passé le marché de l’usine de Valenton. Une synthèse d’Olivier Petitjean.
« Il y a un truc extraordinaire à Aubervilliers, c’est comme si l’eau était couplée au cours de la bourse de Tonneau-les-bains par exemple- on va inventer un nom. En un an, le coût du mètre cube a changé trois fois. Il était à 4,30€ l’hiver dernier, quand l’Alliance Citoyenne a mis en place une interpellation des candidats à l’élection législative pour justement dénoncer des facturations d’eau datant d’il y a trois ans. Ça va jusqu’à des sommes de plusieurs milliers d’euros – moi par exemple c’est 1400€ pour ma famille. » La tribune de Laurent, habitant d’Aubervilliers.
Une vingtaine de municipalités de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne contestent la délégation de la gestion de l’eau au secteur privé. Elles ont entériné au mois de décembre dernier leur retrait progressif du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), qui confie cette activité à Veolia. Elles se donnent deux ans pour mener des études et choisir ou non de quitter définitivement le Sedif et de passer à une régie publique. Un reportage de ViàGrandParis
Les territoires qui n’ont pas adhéré au SEDIF en 2017 s’expriment maintenant dans leurs magazines. Ci-dessous la une d’en commun, le bimestriel de Plaine commune. Et le compte-rendu du vote du 19 décembre dans Le Mag d’Est Ensemble.
Après la non-adhésion au SEDIF des trois territoires Est Ensemble, Plaine Commune et Grand-Orly-Seine-Bièvre, un pas important a été franchi vers la gestion publique. Une nouvelle pétition lancée par des citoyen.nes, des élu.es, des collectifs et des associations, place l’exigence démocratique au cœur de la seconde phase qui s’ouvre.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…