La question du refroidissement des centrales nucléaires s’est imposée cet été. Grandes consommatrices d’eau, ces installations rejettent également de la chaleur dans l’atmosphère et dans les cours d’eau, avec des conséquences reconnues sur les écosystèmes aquatiques. Pourtant, ces risques, identifiés dès les années 1970, ont progressivement disparu du débat public. À l’heure où le changement climatique accentue les tensions sur la ressource en eau et la biodiversité, il devient indispensable de réinterroger les arbitrages entre production d’électricité, protection des milieux naturels et adaptation aux nouvelles réalités climatiques. Voir aussi et signer la pétition pour imposer un suivi de la mortalité de la faune aquatique dûe aux prélèvements d’eau des centrales nucléaires.
Publié le 22 février 2024, un très discret et très succin communiqué d’EDF annonce sans le dire une pollution du Rhône. Un dépassement des concentrations en hydrocarbures dans les rejets de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) a été mesuré il y a 2 mois. L’industriel ne précise pas l’origine de cette pollution qui est pourtant révélatrice de dysfonctionnements sur le site. Par le Réseau Sortir du nucléaire.
Sur les mois de juin et juillet 2022, le Réseau « Sortir du nucléaire » a fait analyser toutes les semaines par le laboratoire de l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) l’eau potable de Choisy-Le-Roi en région parisienne. Le résultat est sans appel : 100% des échantillons prélevés contenaient du tritium, un élément radioactif quasi inexistant à l’état naturel. Si les taux demeurent en dessous des limites de potabilité [1], cette contamination chronique pose question notamment en cas d’accident.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…