Trois premières baignades en Seine pourraient ouvrir dès l’été 2027 en Val-de-Marne, espère la présidente de l’intercommunalité Grand-Orly Seine Bièvre, Méhadée Bernard. L’élue défend un accès des quartiers « populaires » à ce rafraîchissement en toute sécurité, en pleine canicule. Par Cécile Dubois

“ La baignade est une question d’égalité territoriale ”, insiste Méhadée Bernard. Elue présidente de la plus grosse intercommunalité de la Métropole du Grand Paris en avril, la 2e adjointe au maire PCF d’Ivry-sur-Seine a pris ses marques et dessiné un cap vert pour son territoire, lors d’un point presse donné ce mercredi 23 septembre. Un engagement environnemental qui passe notamment par la baignade, pour des raisons de santé publique et d’aménagement. “ Les habitants des territoires populaires, doivent, eux aussi, pouvoir y retrouver le fleuve, s’y promener, s’y rafraîchir, s’y allonger et demain s’y baigner. ”
“ Ce qu’on a pu observer cet été, c’est qu’il y avait des centaines de personnes qui se baignaient dans la Seine, dans des conditions de sécurité catastrophiques. Mais quand on crève de chaud et qu’on vit mal les épisodes de canicule, tandis que les habitants de villes bien chics en bord de Marne ou à Paris ont des sites de baignade, il y a un besoin de travailler ces questions-là! Il n’y a rien de pire que de se balader en bord de Seine quand il fait 40 degrés, et de se dire: – J’aimerais bien y aller, mais je ne peux pas parce que ce n’est pas sécurisé ”, argumente la présidente du territoire Grand-Orly Seine Bièvre, qui compte 24 communes dont 18 dans l’ouest du Val-de-Marne et 6 au nord de l’Essonne*.