Menace directe sur l’eau potable de 300 000 parisiens

Nous, EBG (Environnement Bocage Gâtinais), associations, habitant(e)s des communes concernées, riverains, élus locaux et Parisiens, en raison de tous les risques qu’elle représente et au nom de nos engagements pour le climat, nous nous opposons à l’extension de l’exploitation pétrolière, notamment  celle de Bridgeoil. Lien vers la pétition et avis d’Eau de Paris et de la ville de Paris

La société Bridgeoil exploite aujourd’hui 2 puits de pétrole à Nonville, au sud de la Seine-et-Marne.

Elle projette le forage dix puits supplémentaires et d’agrandir sa plateforme pétrolière. Sa demande de travaux a été soumise à une enquête publique du 19 septembre au 19 octobre 2020.

Ce projet, s’il aboutissait, serait réalisé à 69 km de Paris, en plein Bocage gâtinais, et à 4 km de la forêt de Fontainebleau, classée en réserve de Biosphère par l’Unesco depuis 1998.

La concession accordée chevauche une zone de captage d’eau potable (champs de Villeron et Villemer) en partie gérée par Eau de Paris. Cette nappe phréatique qui alimente 300 000 habitants de la ville de Paris et de la commune de Villemer est gravement menacée par ces forages.

Eau de Paris a connaissance du projet et avait rendu ”UN AVIS FERMEMENT NÉGATIF CONTRE CE PROJET, INCOMPATIBLE AVEC LES ENJEUX D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DES PARISIENS ET DES HABITANTS DES COMMUNES DONT LES RESSOURCES SONT IMPACTÉES PAR CES PROJETS” concernant une demande de la même société sur la même exploitation en 2019.

Le patrimoine naturel et paysager dans le périmètre est relié par le bassin versant du Lunain et composé de sites classés Natura 2000 dont la vallée du Loing, de sites classés Espaces Naturels Sensibles (Plaine de Sorques…) et de massifs forestiers protégés.

L’implantation dans le paysage des derricks (jusqu’à 36 m de haut) et des oléoducs irait de pair avec une augmentation alarmante des transports dangereux de camions citernes à 45 km à la ronde : une catastrophe locale et une menace régionale pour notre santé et notre environnement.

À Nonville même, des dégagements gazeux toxiques (dioxyde de soufre H2S) seraient théoriquement multipliés par quatre. De quoi inquiéter et révolter les habitants de la commune.

L’association Environnement Bocage Gâtinais (EBG) s’oppose fermement à ce projet et vous invite à réagir.

Si vous aussi,
vous voulez attirer l’attention des décideurs, médias et de l’opinion sur ce projet et sur le risques qu’il représente,

Si vous aussi,
vous pensez qu’en vertu des engagements de la France pour le climat, les nouveaux projets d’exploitation du pétrole et les risques qu’ils comportent sont à bannir de nos communes, de nos régions et de notre pays,

Si vous aussi,
vous pensez que les intérêts des populations locales, des Parisiens et la préservation de notre environnement devraient prévaloir sur les intérêts économiques liés à l’exploitation du pétrole…

… alors une seule chose compte :

SIGNEZ MAINTENANT

La Ville de Paris et Eau de Paris s’opposent au projet de forage pétrolier en Seine-et-Marne

La société Bridgeoil porte actuellement un projet d’extension d’une concession minière pour le forage de dix puits d’hydrocarbures supplémentaires sur la commune de Nonville, en Seine-et-Marne. Ce projet, incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris, menace également l’alimentation en eau potable de Paris.

Le projet porté par Bridgeoil prévoit l’ouverture de travaux miniers sur la concession d’hydrocarbures de Nonville, en Seine-et-Marne, pour le forage de dix nouveaux puits et l’extension de la plateforme actuelle. La zone concernée se situe au sein de l’aire d’alimentation des sources de Villeron et Villemer, exploitées par Eau de Paris, et qui permet l’alimentation en eau potable de Paris. La nappe qui alimente les sources utilisées par Eau de Paris alimente également les communes riveraines.

 Il existe de nombreux risques à la fois liés aux forages et à l’exploitation des puits qui seraient réalisés. Le transport d’hydrocarbures représente également un risque important car les aménagements routiers ne sont actuellement pas satisfaisants pour sécuriser cette activité. En Seine-et-Marne, plusieurs incidents ont déjà été constatés par le passé.

« Ce projet comporte des risques avérés pour l’alimentation en eau potable de Paris. Une fuite d’hydrocarbures condamnerait les sources locales pour une période qui peut être longue » alerte Dan Lert, adjoint à la Maire de Paris en charge de la transition écologique, du Plan Climat, de l’eau et de l’énergie, et Président d’Eau de Paris. «  À l’heure de l’urgence climatique, où nous nous mobilisons pour une transition vers une société décarbonée, il est impensable qu’en France des sociétés ignorent l’Accord de Paris ».

La Ville de Paris, via l’intermédiaire d’Eau de Paris, a déposé un avis fermement négatif concernant ce projet dans le cadre de l’enquête publique qui s’est terminée le 19 octobre 2020. Cette extension est incompatible avec les enjeux d’alimentation en eau potable de Paris et des habitants des communes dont les ressources sont impactées.

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