C’est devant une assistance citoyenne nombreuse et attentive que s’est tenu mardi 27 juin le débat d’orientation sur la gestion de l’eau du territoire Grand Orly Seine Bièvre. Au-delà du flou entretenu par une partie de l’exécutif du conseil territorial, la piste d’une gestion publique se précise et se renforce en suscitant l’intérêt de nouvelles villes de toutes les couleurs politiques. L’intervention citoyenne sera décisive dès la rentrée pour transformer l’essai en faveur de la gestion publique!
Dimanche dernier 11 juin a eu lieu une réunion de co-construction d’Alternatiba Paris, le village des alternatives, qui s’attaque à sa façon aux grands problèmes actuels de notre société et de notre monde. Les urgences climatiques, sociales, financières, écologiques, politiques sont indéniables mais nous refusons d’être fatalistes : des solutions existent et nous voulons les montrer!
A l’échelle locale ou globale, il existe une multitude de manières d’agir, pour changer un peu, beaucoup ou considérablement la direction prise aujourd’hui. Le Village des Alternatives a pour vocation de présenter ces alternatives avec sérieux, bonne humeur et enthousiasme.
Daniel Hofnung, co-président de la Coordination Eau IDF et Cécile Fossaert, volontaire en service civique ont participé à cette réunion de lancement. Compte-rendu.
Le 1er mai, à minuit, Eau Cœur d’Essonne, la nouvelle régie publique en charge de la distribution de l’eau dans les dix communes de l’ex Val d’Orge* sera lancée. Ce nouveau mode de gestion avait été sollicité par 78 % des suffrages — sur 7 313 bulletins vérifiés — lors d’une consultation publique organisée en juin 2015. La première facture sera adressée aux 130 000 habitants en septembre.
L’élection présidentielle ne répond pas à l’agenda social et écologique des citoyens, expliquent Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Île-de-France et Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés, dans une tribune publiée par Reporterre. Le lourd et discret poids des multinationales surplombe les politiques. Il faut réduire le rôle joué par les multinationales, en particulier dans le domaine de l’eau.
Le conseil municipal a adopté le 29 mars un vœu pour que la ville ne retourne pas au SEDIF et s’engage dans la construction d’une gestion publique, en partenariat avec Eau de Paris et éventuellement d’autres villes voisines d’Est Ensemble comme Montreuil. Le Maire a invité Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris, à une réunion de travail avec le conseil municipal le 2 mai.
Le vœu présenté par un groupe de l’opposition, Bagnolet initiatives citoyennes (BIC-EELV), et les deux groupes de la majorité, le groupe socialiste, radical et citoyens et Dynamique citoyenne a été largement approuvé (sauf par les élus communistes qui se sont abstenus).
De 2,83€ à 5,68€, le tarif de l’eau au mètre-cube, peut varier du simple au double dans les 73 communes de la nouvelle communauté urbaine GPS&O. L’AREP-VS qui œuvre pour le retour de l’eau en régie publique, e,tend poursuivre son action pour faire baisser les tarifs là où ils sont les plus élevés. La communauté urbaine GPS&O souhaite également s’engager dans une politique d’harmonisation. Dossier publié par le Courrier de Mantes.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…