L’atelier parisien d’urbanisme (apur) vient de publier un rapport sur la consommation d’eau potable à Paris. Entre 2017 et 2024, la consommation d’eau potable à Paris connait une baisse continue et l’installation d’une « nouvelle normalité » depuis 2022 à un niveau de 10% inférieur au pré-Covid. L’évolution démographique, l’essor du télétravail, la bi-résidentialisation ou encore le développement des meublés touristiques modifient en profondeur les usages et les présences et influencent directement les niveaux de consommation établis à 150,8 millions de m³ consommés en 2024 pour 169,3 millions en 2017.

Réalisée à partir des données d’Eau de Paris, cette étude analyse les consommations d’eau potable journalières entre 2017 et 2024 selon la nature des usagers. Elle met en lumière le rôle prépondérant du secteur résidentiel, qui concentre près des trois quarts des volumes consommés, ainsi que des évolutions contrastées selon les territoires et les types d’activités. Elle quantifie également les causes des baisses observées dans le secteur résidentiel entre évolution démographique, sobriété tendancielle et « moindre présence » dans les logements du fait des nouveaux modes de vie qu’offre le télétravail et l’essor des meublés touristiques.
Au-delà du diagnostic,145 L/jour/habitant (1) à Paris consommés en 2024, et des facteurs d’évolutions, l’Apur propose trois scénarios d’évolution à horizon 2030. Tous convergent vers une poursuite de la baisse des consommations, avec des trajectoires différenciées selon les hypothèses retenues. Cette évolution repose sur une sobriété structurelle des usages, liée à l’amélioration des équipements, à la diffusion de pratiques plus économes et aux politiques de sensibilisation. À ces tendances de fond s’ajoutent des hypothèses variables selon le scénario concernant les évolutions démographiques, les transformations des usages résidentiels et tertiaires, ou encore la dynamique touristique.

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(1) une moyenne obtenue à partir de toutes les consommations d’eau et qui ne reflète pas la consommation réelle des usagers domestiques qui est bien inférieure.