C’est une équation impossible que l’Est francilien tente de résoudre. D’un côté, le Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF-E), arrêté en juillet 2023, impose une densification massive des pôles économiques et urbains. De l’autre, les projections climatiques disponibles soulèvent des questions sur la pérennité de la ressource en eau. Au milieu de ce « choc des plans », la nouvelle SEM « Eau, énergie solutions », co-pilotée avec Veolia, hérite d’une mission à haut risque : garantir l’approvisionnement de 600 000 habitants et de l’aéroport Roissy-CDG. Par Charles Ledantec.
L’usine de production d’eau potable d’Annet-sur-Marne, mise en service en 1973, restera-t-elle éternellement dans le giron de Veolia? La multinationale s’en considère comme propriétaire, une situation tout à fait anormale, puisque c’est un bien de retour qui aurait du revenir à la collectivité à la fin de la concession initiale. Pour tenter de pérenniser cette situation, Veolia et l’intercommunalité Marne et Gondoire et les deux syndicats SMAEP de Lagny et de l’Ouest Briard viennent de créer une société d’économie mixte. Les organismes publics auront UN administrateur, la belle affaire! Et cerise sur le gâteau, Veolia envisage de vendre cette usine vétuste, déjà payée par les usagers, à la SEM pour 35 millions d’euros. La question de la réappropriation publique de la production d’eau potable est plus que jamais posée, partout en Île-de-France. Lire ci-dessous l’article de La Marne.
L’Association de Défense de l’ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours (ADENCA) alerte sur les risques que des déchets des chantiers du Grand Paris, pouvant contenir de la pyrite, font courir sur le plus important captage d’eau de Seine et Marne, celui de l’usine de Veolia d’Annet-sur Marne.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…