De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes. Par Kaveh Madani, United Nations University
Cette année la journée mondiale de l’eau est placée par l’ONU sous le signe des glaciers qu’il faut préserver à tout prix pour éviter une dévastation pour les collectivités humaines et les écosystèmes.
Les écosystèmes aquatiques et l’eau doivent être considérés et gérés dans le domaine public, comme des communs, accessibles à tous mais non appropriables par quiconque, a indiqué lundi 16 septembre, Pedro Arrojo-Agudo, expert indépendant des Nations Unies, fustigeant l’approche considérant « l’eau comme une marchandise » qui devrait être gérée selon la logique du marché.
Jean-Claude Oliva et Pedro Arrojo à la fête de l’Humanité le 16 septembre 2023
Depuis 2022, Michel Forst est rapporteur spécial sur les défenseurs de l’environnement aux Nations unies. Depuis ce poste, il observe et protège les militants écologistes face à une répression grandissante. Extraits d’un entretien réalisé Emmanuel Clévenot.
À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars, l’ONU rappelle l’urgence de gérer cette ressource essentielle de façon durable et équitable. 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable. Et pour ne rien arranger, le changement climatique perturbe gravement le cycle de l’eau sur Terre. Dans leur Rapport mondial 2024 sur la mise en valeur des ressources en eau , publié le vendredi 22 mars par l’Unesco, les Nations unies tirent la sonnette d’alarme. Par Stéfanie Schüler pour RFI.
L’intervention de Pedro Arrojo-Agudo, rapporteur spécial du droit humain à l’eau et à l’assainissement à L’UNESCO le 22 mars.
La crise des PFAS est mondiale. L’action pour y faire face aussi. Fin novembre, l’ONU a rendu publiques cinq lettres envoyées à DuPont, à Chemours, à Corteva, aux États-Unis et aux Pays-Bas en septembre. Ces lettres expriment « de sérieuses inquiétudes concernant les droits humains et les droits et impacts environnementaux » des activités associées à l’usine Fayetteville Works, dans la région inférieure de Cape Fear en Caroline du Nord. Il est rare que le Conseil des droits de l’Homme s’adresse à des entreprises transnationales et pas seulement aux Etats. Un communiqué éclairant de la clinique du droit de l’environnement de l’Université de Californie à Berkeley et de l’association Clean Cape Fear.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…