
Il est temps à nouveau de se jeter à l’eau


La réflexion et le débat sont bien lancés à Bagnolet pour le passage à une gestion publique. Après un vœu en faveur de la gestion publique adopté le 29 mars, le conseil municipal a reçu Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris, pour présenter la gestion publique de l’eau à Paris. A la suite de cette réunion, le Maire de Bagnolet a demandé à Eau de Paris de réaliser une étude de faisabilité pour une gestion publique à Bagnolet, approvisionnée par la régie publique parisienne. Ci-dessous un article d’Elsa Marnette dans le Parisien du 4 juin, suivi de notre commentaire…
Le conseil municipal a adopté le 29 mars un vœu pour que la ville ne retourne pas au SEDIF et s’engage dans la construction d’une gestion publique, en partenariat avec Eau de Paris et éventuellement d’autres villes voisines d’Est Ensemble comme Montreuil. Le Maire a invité Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris, à une réunion de travail avec le conseil municipal le 2 mai.
Le vœu présenté par un groupe de l’opposition, Bagnolet initiatives citoyennes (BIC-EELV), et les deux groupes de la majorité, le groupe socialiste, radical et citoyens et Dynamique citoyenne a été largement approuvé (sauf par les élus communistes qui se sont abstenus).
A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, l’hebdomadaire Politis a consacré un dossier complet à la gestion de l’eau où le débat -on pourrait dire le combat – entre public et privé fait rage. Les géants de la gestion de l’eau font face depuis plusieurs années à un réveil citoyen. Et 2017 pourrait marquer un nouveau tournant, estime le journaliste Erwan Manac’h.
Politis ouvre largement ses colonnes au mouvement pour l’eau bien commun dans sa diversité: la Coordination Eau Île-de-France bien sûr, la Coordination nationale, le collectif des usagers de l’eau du grand Avignon, la Fondation France Libertés, Eau de Paris. Associations, élus, personnalités ouvrent en grand le débat.

Ibrahim DUFRICHE-SOILIHI, Co-président du groupe des élu-e-s « Ensemble pour Montreuil », appelle le Maire de Montreuil, Patrice BESSAC, à tenir l’engagement commun des formations de gauche et écologiste pour la défense du service public et à saisir la possibilité qui s’offre en 2017 de sortir du SEDIF et de créer un nouveau service public pour l’eau en partenariat avec Eau de Paris.

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Le cabinet d’avocats Seban a rédigé une note intitulée « impact de la loi NOTRe sur la gestion de l’eau potable sur le territoire de l’EPT (établissement public territorial) Grand-Orly- Seine- Bièvre ». Ce document réalisé à la demande du territoire, confirme qu’il n’y a pas d’obstacle juridique à une sortie du SEDIF et à une extension de la gestion publique. Voici les principaux points de la note:
-la compétence eau revient à part entière au territoire;
-l’EPT est membre du SEDIF par représentation-substitution (en lieu et place des agglomérations et des communes qui y étaient déjà) jusqu’au 31 décembre 2017. Une situation qui ne peut perdurer au-delà sans une adhésion formelle au SEDIF;
-il n’y a pas d’obligation à harmoniser les modes de gestion et les tarifs dans le territoire. Le choix du mode gestion est libre et il n’y a pas d’obligation à ce qu’il soit le même pour tout le territoire. Donc nous pouvons envisager sereinement la sortie de plusieurs villes du SEDIF et une adhésion au SEDIF de l’EPT pour les villes qui restent.
Ces différents éléments d’analyse sont des points d’appui pour le développement de la gestion publique, dans le territoire Grand Orly Seine Bièvre, et au-delà, en particulier pour les EPT Plaine Commune et Est Ensemble.