Et deux de plus! Après le passage en comité syndical le 20 juin et la validation par les autres membres du SEDIF depuis, Villejuif et Athis-Mons ont quitté le SEDIF pour rejoindre respectivement la Régie Eau, Seine et Bièvre et la Régie des Eaux Seine et Orge (RESO) à partir du 1er janvier 2026. Cela porte à 16 (sur 24) les communes en gestion publique dans le territoire Grand Orly Seine Bièvre. A l’approche du mur d’investissement de plus d’un milliard d’euros pour l’osmose inverse basse pression, l’ambiance est morose au SEDIF. A qui le tour de partir ? Lire les articles d’Echo d’Île-de-France et des Echos.
Au Conseil d’exploitation de la régie de l’eau de Grand Paris Sud, jeudi 21 novembre, Michel Bisson, Président de l’agglomération, n’a pas souhaité que l’accord avec Suez soit adopté séance tenante, ni en Conférence des Maires. Pour confirmer ce recul, refuser la proposition de Suez et saisir l’autorité de la concurrence, l’association Eau publique Orge Essonne et la Coordination EAU Île-de-France appellent à un rassemblement contre « l’accord de la honte ».
Dans le Sud francilien, l’eau est une source de profits injustifiés pour cause d’abus de position dominante de Suez et de sa filiale Eau du Sud Parisien. Preuve de propriété reposant sur du sable, opacité sur la formation du prix de vente, prix de vente exorbitant qui endetterait lourdement les collectivités sur 40 ans, dénigrement de la concurrence, à l’heure où Suez propose aux collectivités du Sud Francilien de racheter la production d’eau, Philippe Rio saisit, au nom de la Ville de Grigny, l’Autorité de la Concurrence et en expose les raisons. Communiqué et courrier de Philippe Rio aux élu.e.s des collectivités membres du Syndicat Eau du Sud Francilien.
Le syndicat Eau du Sud Francilien a reçu une offre de rachat du réseau interconnecté du sud francilien. Cette « offre » de Suez endetterait les collectivités alors que Suez tire des profits abusifs issus d’une position dominante depuis les années 70. La maîtrise des outils de production d’eau potable est une priorité pour les Francilien.ne.s. L’acceptation de cette offre serait une capitulation. Et ce n’est pas à quatre élus de prendre une telle décision. Voici 23 raisons de la refuser et de saisir l’autorité de la concurrence, comme s’y était engagé le syndicat. Par Pierre Prot, élu MoDem, adjoint au Maire d’Evry-Courcouronnes, conseiller communautaire de Grand Paris Sud, Vice-président de la régie de Grand Paris Sud et Jean-Pierre Gaillet du comité Attac centre Essonne, membre du conseil d’exploitation de la régie de Grand Paris Sud.
Pour tenter de conserver vingt ans de plus le Réseau interconnecté du Sud Francilien (RISF), Suez a revu à la baisse sa marge annuelle : 24 millions d’euros au lieu de 32! Une nouvelle proposition rejetée par la régie de l’eau de Grand Paris Sud. La saisine de l’Autorité de la Concurrence semble à présent le seul moyen de clarifier la situation. La décision est prise, le dossier est prêt, le contact est établi, il ne reste plus qu’à effectuer formellement la saisine. L’Autorité de la Concurrence dont la première mission est de lutter contre les ententes et les abus de position dominante, a les moyens d’investiguer sur le fond du dossier. Le fera-t-elle?
Jacky Bortoli, conseiller délégué au Cycle de l’eau de Grand Paris Sud et membre du conseil de surveillance de la régie de l’eau, Pierre Prot (Modem), Adjoint au maire d’Evry-Courcouronnes, eau – énergie – déchets, Conseiller communautaire Grand Paris Sud délégué à l’énergie et Jean-Pierre Gaillet, représentant d’ATTAC Centre Essonne au Conseil de la régie de l’eau de Grand Paris Sud, répondent à nos questions
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…