Archives de catégorie : Mouvement citoyen

Bilan 2015 et perspectives 2016

2015 a été riche en actions et nous avons avancé sur de nombreux points :

  • Notre campagne contre les coupures d’eau a fait bouger les lignes :

    • En mai, le conseil constitutionnel a confirmé l’illégalité des coupures d’eau ;

    • En juillet, l’assemblée nationale n’a pas légalisé les réductions de débit, malgré les fortes pressions des lobbies dans ce sens ;

    • En décembre, la FP2E (fédération regroupant les majors de l’eau) reconnaît pour la première fois l’illégalité des coupures d’eau !

Les tribunaux nous ont donné raison dans de nombreux jugements. Et surtout l’eau a été rétablie pour de nombreux usagers victimes de coupures ou de réductions de débit (1000 témoignages recueillis). Avec ces actions, le droit à l’eau a progressé sur le terrain !

  • Tout au long de l’année et en particulier au moment de la conférence climatique (COP21), nous avons sensibilisé à l’importance du cycle de l’eau pour le climat.

    Notre exposition « eau et climat », les multiples événements que nous avons co-organisés au Pavillon de l’eau, au 104, à l’espace générations climat au Bourget, au sommet citoyen pour le climat à Montreuil, ont permis de faire grandir ces idées.

    Non seulement les dérèglements climatiques se manifestent le plus souvent par l’eau (inondations, sécheresse, etc.) mais la mauvaise gestion du cycle de l’eau impacte directement le climat.

    Pour agir sur le climat, l’eau apparaît donc comme un levier essentiel et à la portée des citoyens comme des collectivités.

  • L’année 2015 marque aussi un tournant dans le renforcement des capacités des citoyens à se faire entendre qui est un des objectifs de notre association.

    • Avec la sortie du documentaire « vague citoyenne » qui montre toute la diversité et la vivacité du mouvement citoyen pour l’eau.

    • Avec le lancement d’un projet de partenariat citoyens/recherche (PICRI) avec le département géographie de l’Université de Nanterre, soutenu par la région, visant à renforcer l’expertise citoyenne.

    • Avec la constitution de la « Coordination Eau Bien Commun France » et d’un pôle de formation des élus et des militants associatifs en lien avec le Formateur des collectivités.

    • Avec les multiples mutualisations dans l’action, avec la Fondation France Libertés, le Conseil départemental du Val de Marne, la régie Eau de Paris, l’association Arceau, la Coalition eau, etc.

Nos objectifs en 2016 :

  • En 2016, nous continuons notre campagne contre les coupures d’eau et les réductions de débit avec l’objectif de faire cesser complètement ces pratiques dégradantes et inhumaines.

    Nous agissons aussi pour l’adoption d’une proposition de loi pour rendre effectif le droit humain à l’eau et à l’assainissement, notamment par une aide préventive qui évite les situations d’impayés.

  • Nous continuons aussi sur l’eau et le climat dans la perspective de la COP 22 qui aura lieu à Marrakech au Maroc en novembre. La question de l’eau dans un pays d’ores et déjà touché par le stress hydrique ne pourra pas être évitée !

    Avec le réseau international « blue climate » qui s’est constitué à Paris en décembre et les associations pour l’eau bien commun au Maroc et au Maghreb, nous allons prendre des initiatives communes pour imposer le sujet de l’eau dans les négociations sur le climat.

  • Faire avancer la question de la gestion publique avec les usagers

    Une rencontre nationale est prévue à ce sujet à Avignon le 25 mars. Et nous sommes engagés aussi dans les batailles sur le terrain, par exemple, dans le Val d’Orge et plus largement dans l’Essonne, avec un nouvel enjeu, la maîtrise publique de la production d’eau potable.

  • Nous sommes résolument engagés dans l’action pour la qualité de l’eau. Avec une bataille au long cours contre la pollution de la Marne par les eaux pluviales de l’aéroport CDG et les eaux de ruissellement des décharges environnantes.

  • Nous allons mettre en place de nouveaux outils et de nouvelles actions dans le cadre du PICRI, concernant ces deux derniers points.

  • Et nous allons encore développer nos formations et nos partenariats avec toutes celles et tous ceux qui agissent à leur façon pour l’eau bien commun.

Rencontre nationale des collectifs contre les gaz et huiles de schiste

COMMUNIQUÉ DE PRESSE, 25 novembre 2012

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Soixante délégués mandatés par plus de deux cents collectifs et associations contre les gaz et huiles (pétrole) de schiste, maillant le territoire national, se sont rencontrés les 24 et 25 novembre 2012 à La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, et déclarent :

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L’incohérence et l’ambiguïté des annonces gouvernementales renforcent la mobilisation des collectifs et leur solidarité. Après s’être opposé fermement à la fracturation hydraulique, le gouvernement ouvre la porte à d’éventuelles techniques de recherche et d’extraction « propres » et « socialement acceptables », augmentant les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

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De plus, l’argumentaire purement économiste du gouvernement et son manque de clarté répondent à l’intensification du lobbying des industriels auprès des politiques et des médias. Les récentes prises de position du président de la République incitant les entreprises françaises à investir dans les « gaz de schiste » à l’étranger confortent les industriels dans leurs espoirs de pouvoir, à terme, les extraire sur le territoire national.

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La multiplication et la diversité des collectifs sont à la mesure de l’augmentation des déclarations d’ouverture de travaux de forages, notamment dans le Bassin parisien (Contault, Champontran, Nonville, Sourdun, Chartronges, Saint-Mars –Vieux-Maisons, etc.).

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Constatant les tergiversations du gouvernement et son manque de volonté politique, les collectifs s’inquiètent de la teneur du projet de loi modifiant le code minier. L’éventualité de cette modification par ordonnance serait un déni de démocratie de plus.

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Nous demandons que les dispositions du code minier modifié soient mises en conformité avec la Charte de l’environnement – à valeur constitutionnelle – et avec le code de l’environnement, et intègrent par anticipation les nouvelles dispositions de la directive européenne « Etude de l’Impact Environnemental » (EIE).

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La violence utilisée par les pouvoirs publics, à Notre-Dame-des-Landes (N.D.D.L.), à l’encontre des résistants, renforce notre inquiétude. L’annonce de l’arrivée des camions sismiques sur le territoire du permis « Bassin d’Alès », tout comme la reprise des travaux de forage dans le Bassin parisien, ne laisse-t-elle pas présager d’un traitement similaire de nos actions de résistance ?

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Présents et solidaires des résistants à N.D.D.L., nous refusons aussi la destruction de nos territoires et lieux de vie.

« On lâche rien ! »

Pas de gaz et huiles (pétrole) de schiste !

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain !

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