
SEDIF : où est la démocratie ?


Le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), qui regroupe 135 communes de banlieue parisienne, prévoit de moderniser ses usines de traitement pour délivrer une eau « pure, sans calcaire et sans chlore » à plus de 4 millions de Franciliens. Pour cela, il compte investir près d’un milliard d’euros dans une technologie très critiquée par d’autres collectivités, qui y voient une fuite en avant ruineuse et anti-écologique. Par Matthieu Jublin.

Le rapport de la commission d’enquête parlementaire relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences vient d’être publié, il est disponible en intégralité ici. Nous reviendrons sur plusieurs points de ce document qui présente une somme d’analyses et de propositions sur la gestion de l’eau en France. La présidente de la commission, la députée du Val de Marne, Mathilde Panot, dénonce dans son avant-propos et dans sa contribution « les méthodes d’intimidation pratiquées par M. André Santini« . Extraits. Continuer la lecture de Les méthodes d’intimidation de M. Santini
Clémentine Autain, tête de liste de pouvoir vivre en Île-de-France, a répondu à l’adresse de la Coordination EAU Île-de-France et développe son engagement en faveur d’une gestion de l’eau intégralement publique dans notre région.

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Depuis deux ans, le syndicat intercommunal qui gère l’eau potable d’un tiers de la région Ile-de-France, le Sedif, planchait sur l’évolution de son mode de gestion, examinant une panoplie de scénarios allant de la gestion actuelle, la délégation de service public de l’ensemble des opérations à un opérateur privé, jusqu’à la régie publique, en passant par un échelonnement de solutions intermédiaires. Réuni ce 27 mai, le Conseil d’administration a finalement décidé de ne rien changer. Explications.

Sans surprise, le comité syndical du SEDIF a décidé de reconduire la délégation de service public, en élargissant même son périmètre par rapport au contrat actuel. Comme en 2008, le débat sur le mode de gestion, public ou privatisé, a été escamoté et le vote s’est déroulé à bulletins secrets. Une importante hausse des tarifs de l’eau pour les usager.e.s domestiques est attendue dès le début du nouveau contrat, le 1er janvier 2024.
