Mardi 6 mars, deux heures avant l’audience, Veolia s’est désisté de sa plainte en diffamation contre Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Île-de-France. Voir la réaction de l’association ci-dessous.
Jean-Claude Oliva et Emmanuel Poilane à la sortie du Palais de Justice
Ebdo du 2 mars consacre un dossier à la « bataille pour l’eau de nos robinets » qui revient de façon détaillée sur le mouvement de retour à la gestion publique, notamment en Île-de-France. Le magazine fait cependant la part belle au souhait de M. Santini de voir à nouveau la compétence eau transférée, cette fois à la métropole. Ebdo évoque aussi les relations troubles entre certains élu-es et certaines entreprises, des dîners prestigieux offerts à l’occasion du salon des maires, au week-end découverte des vins pour les dirigeants du syndicat de l’assainissement, le SIAAP, voir ci-dessous. Mise en cause notamment Karina Kellner, ex-vice-présidente du SEDIF, qui a défendu bec et ongles, mais sans beaucoup de succès, l’adhésion de Plaine commune au SEDIF. Ceci explique-t-il cela?
Une vingtaine de municipalités de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne contestent la délégation de la gestion de l’eau au secteur privé. Elles ont entériné au mois de décembre dernier leur retrait progressif du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), qui confie cette activité à Veolia. Elles se donnent deux ans pour mener des études et choisir ou non de quitter définitivement le Sedif et de passer à une régie publique. Un reportage de ViàGrandParis
Le Monde économie a consacré un dossier aux « associations, nouvelles bêtes noires des entreprises ». Les poursuites de Veolia contre la Coordination Eau Île-de-France et la Fondation France Libertés sont évoquées dans l’extrait ci-dessous.
Selon l’hebdomadaire Marianne, la nouvelle enquête judiciaire qui vise le Syndicat interdépartemental de l’assainissement de l’agglomération parisienne SIAAP pourrait mettre en cause ses dirigeants liés au PCF. Au-delà d’une plausible affaire de corruption politique, ce qui nous intéresse dans ce dossier, c’est que l’augmentation de la facture d’eau provient ces dernières années essentiellement de l’assainissement. Ceci expliquerait-t-il donc cela? D’autre part, peu ou prou, les grands syndicats de l’Île-de-France -du SEDIF au SYCTOM -semblent souffrir des mêmes maux que le SIAAP: opacité, gigantisme, concentration des pouvoirs, collusion avec les multinationales… Et si c’était ce modèle qui était à revoir pour répondre aux défis sociaux, environnementaux et démocratiques actuels et pour fonder sur des bases plus saines la métropole du Grand Paris? Lire ci-dessous le dossier d’Emmanuel Lévy publié le 27 janvier.
Dans son rapport sur « l’alimentation en eau potable de la métropole du Grand Paris », publié le 7 février, la Cour des Comptes plaide pour un transfert de la compétence eau des établissements publics territoriaux à la métropole elle-même. Faisant preuve d’un penchant libéral certain, ce rapport minimise systématiquement les bénéfices de la gestion publique et les dérives financières du SEDIF pourtant dénoncées par la Chambre régionales des comptes en juillet 2017. Un exercice qui ne convainc pas les principaux acteurs de la gestion de l’eau (à l’exception notable de …M. Santini). Dans ce premier article, nous commençons par …de drôles de comptes (de contes?) qui recouvrent des considérations très concrètes pour les usagers, s’agissant des tarifs mais aussi des investissements.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…