Suite à son OPA sur Suez en 2022, Veolia a récupéré les activités de son ex-concurrent en Colombie. Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille pour Veolia! Le maire de la ville de Carthagène des Indes (plus d’un million d’habitant.es) annonce rompre toute relation avec la multinationale et mettre un terme à plus de trente ans de gestion déléguée au privé! En cause, la mauvaise qualité du service : coupures d’eau, baisses de pression et eau non potable, en particulier dans les quartiers périphériques peuplés par les communautés afro-colombiennes. Et ce malgré un avenant avantageux pour la multinationale, signé il y a dix ans. Par Human Conet *
Jeudi 2 juillet avait lieu la réunion de clôture de l’enquête publique sur les travaux à l’usine de Neuilly-sur-Marne. Environnement 93 en a réalisé le compte-rendu. Le Parisien documente la montée de la contestation des collectivités et des associations en Seine Saint-Denis.
Voici la contribution de l’association Environnement 93 à l’enquête publique sur l’intégration de la filière membranaire haute performance à l’usine de Neuilly-sur-Marne. Partant du constat de la dégradation de la qualité de l’eau dans le bassin Seine Normandie, l’association insiste sur la prévention et critique le « technicisme hasardeux » de Veolia. Elle fait le tour des alternatives techniques plus sobres, parfois mises en oeuvre par le même Veolia!
Philippe Rio, Maire de Grigny et Vice-Président de Grand Paris Sud, chargé de l’eau, dénonce l’inertie du Syndicat mixte Eau du Sud Francilien, face à Suez, évoquant la servitude volontaire, critiquée par La Boétie. Les négociations ont repris entre Suez et Eau du Sud Francilien, dans un climat constructif selon Les Echos, sans que le syndicat ne fasse valoir ses droits devant l’Autorité de la concurrence, ni devant le Tribunal administratif: compromis ou capitulation? A l’opposé, Veolia dont la main n’a pas tremblé face à Suez, a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat dans une affaire de clause abusive verrouillant une délégation de service public pour l’eau potable. Lire le résumé de la situation par Jacky Bortoli et les articles des Echos.
L’association AQUI’Brie, spécialisée dans la connaissance et la protection de la nappe du Champigny, a publié une contribution à l’enquête publique sur la data center de Fouju (77). AQUI’ Brie salue l’engagement de Campus iA de ne pas recourir pour cette première tranche à la nappe du Champigny pour le refroidissement, mais reste inquiète pour les tranches suivantes. L’attention de l’association se porte également sur les risques de pollution de la nappe superficielle du Brie. AQUI’ Brie demande que les mesures d’atténuation et de surveillance des milieux soient à la hauteur de l’ampleur du projet et de son envergure nationale. Lire l’avis de l’association.
Tout au long du dernier mandat, la résistance des élu.es, avec le soutien des associations et des citoyen.nes, à la mainmise de Suez sur le Réseau interconnecté du Sud francilien (RISF) a ouvert la voie à un nouveau modèle de gestion, transparent et maitrisé par les collectivités publiques au service de l’intérêt général. C’est que montre Jacky Bortoli* en évoquant aussi la coopération entre services publics et la préservation de la ressource à l’échelle de toute l’Île-de-France.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…