La question du refroidissement des centrales nucléaires s’est imposée cet été. Grandes consommatrices d’eau, ces installations rejettent également de la chaleur dans l’atmosphère et dans les cours d’eau, avec des conséquences reconnues sur les écosystèmes aquatiques. Pourtant, ces risques, identifiés dès les années 1970, ont progressivement disparu du débat public. À l’heure où le changement climatique accentue les tensions sur la ressource en eau et la biodiversité, il devient indispensable de réinterroger les arbitrages entre production d’électricité, protection des milieux naturels et adaptation aux nouvelles réalités climatiques. Voir aussi et signer la pétition pour imposer un suivi de la mortalité de la faune aquatique dûe aux prélèvements d’eau des centrales nucléaires.
Face à la dégradation continue de nos nappes et cours d’eau, l’Agence de l’Eau Seine Normandie et l’Institut des ressources environnementales et du développement durable (IREEDD) publient une étude édifiante : la préservation à la source est 3 fois moins chère pour la collectivité et 13 fois moins chère pour les abonnés que le traitement en usine. Une étude qui prouve l’absurdité du « Tout curatif ».
Le collectif Inventons Demain s’est constitué lors des élections municipales de mars 2026 à Neuilly-Plaisance. Ce collectif inclut à présent les élus qui s’étaient présentés sur la liste du même nom et un collectif de citoyens engagés. Il attache une importance particulière aux défis constitués par les évolutions environnementales et climatiques. Ce qui l’a conduit à donner son avis sur le projet du SEDIF à l’usine de Neuilly-sur-Marne.
Les élu.es du pôle écologiste à la région Île-de-France s’opposent à la mise en place de la technologie de l’Osmose Inverse Basse Pression dans les usines du SEDIF. Iels préconisent également une gestion de l’eau par des régies publiques et non plus une délégation de service public qui, inévitablement, favorise les intérêts privés au détriment de la santé des usager·es et de l’environnement. Lire leur déclaration.
Quelle est l’efficacité de la filtration membranaire haute performance que le SEDIF et Veolia souhaitent installer à l’usine de Neuilly-sur-Marne? C’est la question que pose Jean-Noël Colin, Pharmacien et membre de l’Académie de Pharmacie.
De nouvelles associations environnementalistes critiquent le projet du SEDIF. Pour l’ANCA, ce projet, qui favorise le curatif aux dépens du préventif, est une reculade écologique et entérine la pollution en amont de la Marne. L’ENDEMA met en évidence l’inanité des compensations par des économies réalisés chez les usager.es. La question fondamentale est celle du rapport coût bénéfice du projet et de la pertinence des objectifs fixés par le SEDIF dans le contexte actuel. Le CEDRE relève la présence d’espèces protégées qui nécessite une demande de dérogation.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…