Archives par mot-clé : Eau du robinet

Paris: l’eau bien commun pour toujours …en gestion publique!

Eau de Paris et la ville de Paris ont fêté jeudi 7 mars les dix de gestion publique en organisant un colloque à l’Hôtel de ville. « Notre modèle économique est validé ! En dix ans, Eau de Paris est devenue un service public de référence, et cette leçon vaut au delà de l’eau » a souligné d’emblée Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris. A cette occasion Satoko Kishimoto du Transnational Institute, a fait le lien avec le mouvement global de renforcement de l’eau publique depuis 15 ans. Tandis que Maude Barlow, Présidente du Conseil des Canadiens,  rappelait la course contre la montre planétaire engagée contre la privatisation et la pollution…

A lire l’article du Monde, on comprend que le succès de la gestion publique de l’eau à Paris est devenu incontournable pour les politiques. Une leçon intéressante, et pas seulement pour Paris, à un an des élections municipales. La réussite de la gestion publique éclaire à présent toute la politique parisienne. En dix ans, le contre-courant est devenu le courant dominant. Il ne nous reste qu’à être à la hauteur de cette nouvelle phase qui s’ouvre.  Lire ci-dessous les articles du Monde, de la Banque de territoires (groupe Caisse des dépôts) et de La Tribune.

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Essonne : l’usine d’eau otage de Suez

L’équipement raccordé à l’aqueduc du Loing, propriété de la régie publique Eau des lacs de l’Essonne, est à l’arrêt. Louée par Suez pour une durée de 15 ans, elle ne sert actuellement qu’en cas de secours. Par Nolwenn Cosson dans le Parisien.

Ris-Orangis, le mardi 15 janvier 2019. La station de surpression et le réseau de raccordement à l’aqueduc du Loing, construit pour près de 5 M€ à proximité du château d’eau de Ris-Orangis sont à l’arrêt depuis 2016. LP/N.C.

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L’eau en régie publique, est-ce la solution ?

C’est la question que soulève le mensuel Alternatives économiques dans son numéro de janvier. Le modèle de gestion publique de l’eau a le vent en poupe, mais pour être pertinent, il nécessite un véritable engagement politique, souligne la journaliste Céline Mouzon.

Service municipal de l’eau de Clermont-Ferrand. De plus en plus de communes optent pour une gestion publique de l’eau afin, notamment, de retrouver la maîtrise du service. PHOTO : Richard Damoret – Réa

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Rien ne va plus à Est Ensemble!

Le Conseil de territoire d’Est Ensemble a voté hier l’adhésion au Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) pour les villes de Noisy et de Bobigny. C’est le résultat d’un véritable coup de force du Président Gérard Cosme qui renverse ainsi le précédent vote du 3 juillet qui avait rejeté l’adhésion de Noisy. M. Cosme a cédé au chantage de M. Santini qui, selon ses dires, bloquait depuis trois mois les travaux sur les réseaux du SEDIF pour la piscine olympique de Bondy.

Déclaration de la Coordination Eau Île-de-France et interventions des élu-es.

Quelle eau à Jutigny (77) ?

 Le Mercredi 12 décembre 2018, la Municipalité a proposé une réunion d’information destinée aux habitants du village. Cette réunion, co-animée par le Maire de Jutigny, Fabrice Génon, et le Président du SIAEPPEM[1], Bruno Corbisier, a été l’occasion pour notre collectif d’habitants de participer à un débat public à propos de l’eau potable et surtout à propos des énormes travaux prévus dans le cadre du TransprEauvinois,  et de sa fusion avec le Syndicat de l’Eau Est-Seine et Marne (dit S2E77), qui réunira à terme 100 à 150 communes.

C’est pour le moment, à notre connaissance, le seul débat de ce type proposé par une mairie concernée par la fusion au sein du TransprEauvinois. Il a soulevé des questions qui nous concernent tous.

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Participez au projet Universités bleues!

Les bouteilles d’eau en plastiques ont un impact désastreux sur la biodiversité. De plus, l’eau douce est une ressource finie dont le cycle est perturbé par nos activités polluantes et intensives. La surexploitation des sources assèche les nappes phréatiques et prive les populations précaires d’une ressource vitale.  Actuellement, la banque mondiale prévoit qu’en 2025, 1.8 milliard de personnes vivront dans des régions qui connaîtront une pénurie d’eau absolue. L’ONU a reconnu le droit humain à l’eau il y a maintenant dix ans, mais la France peine toujours à faire de même. 

Lorsqu’un consommateur achète une bouteille d’eau, 90% de son argent sert à payer la production, le transport et la publicité de la marque, alors que ces trois éléments ne devraient pas entrer en compte pour avoir accès à l’eau potable de bonne qualité. Il en résulte donc que l’eau en bouteille coûte 50 à 300 fois plus cher que l’eau courante. 

En coopération avec la Mairie de Paris, Eau de Paris, nous avons monté un projet pour labelliser les universités parisiennes “Universités bleues”. Ce label imposerait la reconnaissance du droit humain à l’eau et à l’assainissement, l’accès gratuit et pratique à l’eau du robinet et l’arrêt de la distribution et de la vente d’eau embouteillée dans les universités. L’objectif est ainsi de modifier les comportements et les idées reçues que les lobbies ont imposé dans nos modes de vie.

Dans un premier temps, nous allons intervenir dans les universités parisiennes afin de sensibiliser sur les dangers de la consommation des eaux en bouteille et les avantages de l’eau du robinet. Un plaidoyer auprès des administrations universitaires sera construit suivant les spécificités de chaque université. Ensuite, afin de valoriser une utilisation responsable des ressources en eau, nous défendrons l’installation de fontaines à eau, accessibles à tou.te.s et gratuites. 

Pour ce faire, nous recrutons des associations d’étudiant.e.s pour former des groupes de travail dans chaque campus afin de conduire le projet dans les universités. Chaque étudiant travaillera à différents postes (travail de communication, études, enquêtes terrain, etc.) et c’est en collaboration avec eux que le projet évoluera, et qu’il sera notamment possible de créer une charte d’engagements pour l’université.

Il est temps d’agir! Nous pensons que nos universités sont des acteurs incontournables pour que le changement s’opère dans la société. C’est pour cela que nous leur demandons d’arrêter de vendre de l’eau en bouteille sur nos campus, et de privilégier l’accès à l’eau courante.

Si vous voulez participer ou simplement suivre l’avancement du projet, n’hésitez pas à nous contacter par mail ou sur nos réseaux sociaux, sur Facebook et Instagram. 

Avec le soutien de: