Payer les agriculteurs pour qu’ils utilisent moins de pesticides et d’engrais : en Île-de-France, cette démarche préventive inédite permet de limiter la pollution de l’eau. Par Lorène Lavocat. Cet passionnant article met en exergue l’action novatrice d’Eau de Paris.
Prem Sikka, professeur émérite de comptabilité à l’Université d’Essex et à l’Université de Sheffield, membre travailliste de la Chambre des Lords et rédacteur en chef de Left Foot Forward, analyse comme une reprivatisation les mesures gouvernementales spéciales visant à renflouer les entreprises privées de l’eau en quasi-faillite. Au final, les usagers de l’eau et les contribuables vont encore devoir payer. Il dénonce la vrai fausse régulation à l’œuvre dans le secteur de l’eau.
Pour la seconde année, le collectif nos services publics publie un rapport sur l’état des services publics dans notre pays. Signe des temps, un chapitre de 56 pages (!) , le premier, est consacré à l’eau. Dans une démarche particulièrement pertinente, les crises environnementales sont analysées comme génératrices de conflits de besoins qui interrogent de nombreux pans de notre modèle social. Et les outils actuels de politique publique sont inadaptés pour intégrer les limites planétaires et perpétuent, donc aggravent, ces conflits de besoins. Mettre de cette façon l’environnement au cœur de la crise sociale est nouveau et prometteur. Dans cette veine, le chapitre sur l’eau est à la hauteur de la situation et de nos attentes. Lire ci-dessous l’introduction et télécharger le chapitre sur l’eau.
Communiqué de la Coordination EAU IDF suite au dossier choc de Médiapart sur le renouvellement du contrat entre le Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) et Veolia.
L’association Eau Publique Orge Essonne demande à la Préfète de l’Essonne de déclarer d’utilité publique le Réseau interconnecté du sud francilien (RISF). Suite à la création du syndicat mixte Eau du Sud Francilien, approuvée par l’Etat et visant à la maîtrise publique des outils de production d’eau potable, cette nouvelle démarche permettrait de surmonter le blocage opéré par Suez depuis plus d’un an.
Grand Paris Sud, agglomération de 350 000 habitant.e.s et de 23 communes est l’héritière pour l’eau de la création de deux villes nouvelles que se partageaient la Lyonnaise des Eaux, devenue Suez, et Veolia, avec un avantage à Suez. En 2005, la Haute Autorité de la Concurrence, saisie entre autres par Grigny et St Michel-sur-Orge, a condamné Suez pour abus de position dominante et pratiques anticoncurrentielles. Plus récemment, la loi Notre avec le regroupement des communes, a permis l’émancipation des élu.e.s et des services. Le système Suez s’érigeant en obstacle politique, financier et juridique, au droit commun sur cette partie de l’Île-de-France et à l’organisation de la concurrence pour la fourniture de l’eau potable, est un cas quasi unique en France. Entretien avec Jacky Bortoli, conseiller délégué au Cycle de l’eau de GPS et membre du conseil de surveillance de la régie de l’eau.
un réseau qui réunit citoyens et associations autour de la ressource en eau en Île-de-France et sur tout le territoire français, sur tous les aspects: social, environnemental, économique, juridique, de la santé, culturel…